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Un Belge explose le record du monde du déca-triathlon

© Kenneth Vanthuyne

38 km de natation, 1800 km de vélo et 421,91 km de course à pied. Non, vous ne rêvez pas et non, on ne s’est pas planté en écrivant ces chiffres. Ce sont les distances avalées par le Belge Kenneth Vanthuyne lors d’un déca-triathlon organisé en Suisse. Un Ironman multiplié par dix remporté par le Belge qui a, au passage, réalisé un nouveau record du monde de cette discipline démesurée.

Imaginez réussir un Ironman, ce triathlon aux distances déjà solides de 3,8 km de natation, 180 km de vélo et 42 km de course. Mais alors imaginez faire ça dix fois, ça paraît impossible. C’est pourtant ce qu’a réussi Kenneth Vanthuyne. Une performance exceptionnellement dure étalée sur 182 heures, 43 minutes et 43 secondes, soit quasi 8 jours d’effort ininterrompu. Et au moment de traverser la ligne, le Belge ne pensait qu’à une seule chose : "honnêtement, j’étais surtout content de ne plus devoir courir. J’étais juste content d’en finir, j’étais tellement fatigué à ce moment-là qu’il n’y avait pas d’autres choses dans ma tête. Mais maintenant je pense que ça va encore prendre quelques jours pour que je réalise ce que j’ai fait."

En plus de finir et de gagner ce triathlon d’enfer, le Belge a réalisé un nouveau record du monde de la distance, battant de plus de 7 heures le précédent record. Une surprise à laquelle le sportif de Gentbrugge ne s’attendait pas : "je n’ai pas d’expérience avec cette distance. J’avais déjà fait des doubles mais ce n’est pas du tout la même chose qu’un déca. Du coup je n’avais pas vraiment d’idée sur le temps final que j’allais faire et même pendant, je n’ai pas regardé mon temps au fur et à mesure. Quand je suis parti, je ne pensais pas le podium réaliste donc je suis évidemment très content. "

Kenneth Vanthuyne a 39 ans et travaille dans une banque en tant qu’auditeur interne. Un travail à temps plein qui n’aide pas pour la préparation d’épreuves aux très longues distances. C’est difficile pour lui de s’organiser pour un entraînement de quatre ou cinq heures: "je dois faire mes entraînements le week-end donc je fais des sessions de 10 heures", avant de rajouter: "il faut être constant non pas sur des semaines mais sur des années pour obtenir une endurance suffisante pour ce genre d’événements. Et comme je fais des ultra-triathlons depuis sept ans maintenant, je dois dire que ça m’a beaucoup aidé."

Et après ces 8 jours de course durant lesquels Kenneth ne dormait que 2 à 3 heures par nuit, l’homme ne pense plus qu’à une chose : se reposer. Et bien bon repos et bravo au champion !

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