RTBFPasser au contenu
Rechercher

Quel Temps!

Un bon café, oui mais équitable et artisanal

15 févr. 2022 à 11:40 - mise à jour 21 févr. 2022 à 10:37Temps de lecture4 min
Par Bénédicte Duval

Qu’il soit fort, doux, petit ou grand, il fait partie des boissons les plus consommées dans le monde : le café. En réalité, il n’y a pas un seul et unique café. Tout dépend notamment de son origine, de sa torréfaction mais aussi de sa préparation. Et quand on y ajoute la passion et la dimension écologique, cela donne Torrefactory.

Torrefactory est une jeune Startup située à Mont Saint Guibert dans le Brabant Wallon. Lancée il y a 4 ans, son objectif est de fournir les entreprises avec du café en grains de qualité fraîchement torréfié et ce, de manière artisanale tout en réduisant son empreinte écologique. Laurent-Emmanuel Dubuc est à l’initiative de ce projet : "J’ai rencontré le café via ma première expérience professionnelle. Je travaillais chez un artisan belge qui faisait du thé de qualité et suite à ce métier, j’ai rencontré de nombreux torréfacteurs belges. Je me suis lié d’amitié avec eux et je me suis passionné pour le produit. En 2017, j’ai décidé de faire le saut du thé vers le café".

Pour pouvoir assurer toutes les étapes de la chaîne du café, objectif initial du projet, Laurent-Emmanuel a dû s’entourer. Aujourd’hui, l’équipe compte 6 personnes : " Ici, dans nos locaux, on a un petit laboratoire où on fait des tests à partir des échantillons des plantations. On va alors les torréfier, c’est vraiment l’étape qui va sublimer le café, ensuite sélectionner les meilleurs et puis, faire grandir la gamme. Il y a aussi tout le volet logistique : l’étiquetage des sachets de café, la préparation des paquets ainsi que l’expédition des colis".

© Tous droits réservés

Pour bénéficier de l’odeur et du goût qui nous sont chers, plusieurs étapes sont indispensables…

Quand on savoure un bon café à la maison au réveil ou au bureau avec les collègues, nous oublions le long parcours d’un petit grain de café comme le confirme Laurent-Emmanuel : " Il y a beaucoup de grandes étapes pour arriver à une bonne tasse de café. La première chose, c’est de sourcer les grains verts. Le café se trouve dans des pays comme l’Amérique du Sud, la Colombie, le Costa Rica, le Brésil mais on travaille aussi avec des pays d’Afrique comme le Kenya ou l’Éthiopie ou parfois même quelques pays d’Asie".

Torrefactory

Du café oui mais pas n’importe lequel !

Connaître l’origine du produit et rémunérer les producteurs de manière correcte sont les leitmotivs de l’entreprise : "Aujourd’hui, il y a deux façons différentes de sourcer le café : le marché de commodité qui est majoritaire en Belgique c’est-à-dire les grosses boîtes qui achètent du café en grande quantité ou le Direct Trade que nous avions à cœur de pratiquer. Notre objectif est vraiment de contribuer au développement d’une filière alternative et de créer du lien avec le fermier de manière qu’il n’y ait pas d’intermédiaires. C’est aussi une façon de contribuer à la qualité. En effet, en payant mieux le producteur, on va lui permettre de mieux respecter son terroir et son produit. Et ça, c’est ce qui fait la différence".

Le café que nous consommons aujourd’hui n’est plus le café que nos grands-parents ou nos arrière-grands-parents consommaient. L’histoire du café est importante et son évolution aussi comme l’explique Laurent-Emmanuel : " Dans le marché du café, il y a plusieurs vagues. Au début, il s’agissait surtout de cafés issus de plaines de basse altitude, ceux qu’on appelle les Robusta. Ce sont des cafés qui ne sont pas très intéressants au niveau gustatif mais qui provoquent ce côté caféiné à la boisson qui était recherché à l’époque. La deuxième vague a été poussée essentiellement par les industriels du café. Je pense notamment aux patchs Senseo, aux capsules Nescafé Dolce Gusto ou encore Nespresso. Ils ont permis aux consommateurs de découvrir autre chose. Ils ont amené le choix et le consommateur a évolué dans ses goûts pour le café et il s’y intéresse davantage. La troisième vague du café qui arrive veut sortir du marché de commodités en allant directement dans les plantations, chercher un café de qualité, respectueux de l’environnement et de l’humain. "

L’histoire du café Honduras

Torréfier du café mais pas que !

Cette passion pour le café, l’équipe a très envie de la partager avec ses clients. C’est pourquoi elle envisage de lancer une école du café prochainement : " On a envie d’accompagner le consommateur final sur le produit et lui expliquer ce qu’est un bon café. On a vu ça dans le vin, on a vu ça dans les microbrasseries. Notre objectif avec cette école du café, c’est vraiment d’expliquer ce qu’on connaît sur le produit en toute humilité, sans pouvoir prétendre non plus qu’on connaît tout. Mais on a envie d’accompagner les gens à mieux apprécier un café et à découvrir d’autres cafés. On abordera également les différentes méthodes d’extraction comme un café filtre avec une extraction douce, un café plutôt sur une machine Nespresso, ou alors une machine automatique ce qui nous amènera à mieux comprendre les différents profils du café ".

Boire un café est une habitude qui est répandue dans le monde entier. Son odeur et son goût transportent chaque jour les amateurs dès le début de la journée. Aujourd’hui certains de ces consommateurs modifient peu à peu leur habitude d’achat : On remarque vraiment que le marché prend, il ne prend pas beaucoup en volume mais plutôt en valeur. Les amoureux du café ont envie de s’offrir de bons cafés, mais ne vont pas en acheter plus. Et cela permet à des petites entreprises comme nous de pouvoir exister et de travailler avec des standards de qualité supérieure" conclut Laurent Emmanuel Dubuc.

Extrait de Quel temps

Extrait de Quel temps

Pour voir ce contenu, connectez-vous gratuitement

Sur le même sujet

Des savons bio à base de… bières de chez nous !

Made in Belgium

De l'art du bon café: les adresses bouillonnantes du moment!

Bientôt à table

Articles recommandés pour vous