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Belgique

Un dernier hommage a été rendu à Dean, enfant de 4 ans assassiné, au cœur de Bruxelles

13 févr. 2022 à 17:01Temps de lecture2 min
Par Belga

Plusieurs dizaines de personnes se sont réunies dimanche de 14h00 à 15h30 au Mont des Arts à Bruxelles pour rendre un dernier hommage à Dean Verberckmoes, garçon de quatre ans tué à la mi-janvier, dont le corps a été retrouvé aux Pays-Bas.

L’hommage a été marqué par les larmes et les embrassades. Des membres de la famille de Miguel, le garçon précédemment tué par Dave De Kock, principal suspect de l’assassinat de Dean Verberckmoes, ont pris la parole, de même qu’Éric Geijsbregts, le père de Nathalie Geijsbregts qui a disparu en 1991.

Des gens ont déposé des fleurs et des peluches aux pieds des photos des deux garçons. Ces marques d’affection seront placées sur la tombe de Dean Verberckmoes, qui a été inhumé samedi à Verrebroek, près de Beveren (Flandre orientale).

"On est tous là aujourd’hui pour exprimer notre soutien à la maman de Dean", a fait valoir Miranda, la tante Miguel. "C’est très dur pour moi à comprendre, car c’est le même coupable. Une peine de 10 ans, ce n’est rien en comparaison de ce qu’il a fait. Elle aurait dû être bien plus lourde."

Dave De Kock avait été condamné en 2010 à une peine de prison de dix ans pour la mort en 2008 à Ravels de Miguel, âgé de deux ans. Il a purgé l’entièreté de sa peine. Ses demandes de libération anticipées ont toutes été rejetées, ce qui n’est pas si fréquent et atteste d’une attention portée à la dangerosité du détenu. Cependant, il n’a pas été placé en institution psychiatrique par manque de places.

 

Après sa libération en 2018, sa peine ayant été entièrement purgée, plus aucune mesure judiciaire ne lui était imposable. Le ministre de la Justice Vincent Van Quickenborne (Open Vld) s’est exprimé à ce sujet en précisant qu’aujourd’hui, un condamné libéré peut continuer à être suivi pendant 15 ans.

"Depuis la disparition de Nathalie, j’ai parlé à 11 ministres de la Justice et je n’ai pas vu assez de changements", a défendu Éric Geijsbregts. "Je voudrais que les victimes aient plus de droits, car je trouve qu’il y a plus d’attention portée aux droits des auteurs qu’à ceux des victimes… Les suspects restent par exemple souvent en liberté conditionnelle avant les procès, mais ils devraient être surveillés avec des bracelets électroniques."

Dave De Kock a nié mardi avoir enlevé et tué Dean Verberckmoes devant la chambre d’aide juridictionnelle internationale d’Amsterdam. Celle-ci doit décider si le trentenaire, pour l’instant incarcéré aux Pays-Bas, doit être remis à la Belgique, qui a demandé son transfert.

Assassinat du petit Dean: cérémonie d'adieu (JT 29/01/2022)

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