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Regions Bruxelles

Un jeune actif bruxellois sur 10 est de nationalité française

Qui sont ces Français qui ont choisi de vivre à Bruxelles ? On sait qu’ils représentent la plus importante communauté étrangère de la région (derrière les Italiens et les Roumains) mais pourquoi choisissent-ils de poser leurs valises en région bruxelloise ? Jean-Michel Decroly et Charlotte Casier viennent de réaliser à ce sujet une étude pour l’IGEAT, l’Institut de Gestion de l’Environnement et d’Aménagement du Territoire (ULB). Une étude dont il ressort : des confirmations… Et quelques surprises !

Une population plutôt féminine, jeune et hautement diplômée

Parmi les 25-29 ans, un Bruxellois sur 10 est français (et souvent française). Ce qui n’est pas très surprenant puisque bon nombre débarquent à Bruxelles pour y effectuer leurs études supérieures. Environ 10.000 étudiants français sont inscrits dans nos Hautes Écoles ou Universités en raison du système scolaire français très sélectif, particulièrement pour les études artistiques ou médicales.

A l’issue de leurs études, une partie d’entre eux cherchera du travail à Bruxelles. "Les exilés fiscaux ou les actifs qui travaillent au sein des institutions internationales ne représentent qu’une modeste part des Français qui travaillent à Bruxelles", précise Jean-Michel Decroly, "il s’agit de jeunes actifs, dont les deux-tiers sont diplômés de l’enseignement supérieur" (c’est beaucoup plus que parmi les Bruxellois de naissance).

Une française à Bruxelles : le témoignage de Katia

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Bruxelles au même titre que Marseille, Bordeaux ou Lyon

Les facilités d’établissement à Bruxelles expliquent évidemment la présence de ces jeunes actifs français. A Bruxelles, on parle français, l’immobilier est nettement moins cher que dans les grandes villes de l’hexagone et Paris n’est qu’à 1h30 de TGV. Ce qui expliquerait que progressivement et malgré l’existence d’une frontière, ces jeunes ont intégré Bruxelles, au même titre que Lyon, Nantes ou Bordeaux lors de leur recherche d’emploi. Ce qui n’est pas sans conséquence pour les Bruxellois puisque ces jeunes actifs, très qualifiés, exercent forcément une pression à la hausse sur les prix du logement (locatif ou acquisitif).

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