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Quel Temps!

« Un matin, dans la rivière, j’ai pleuré » : le roman-photo de Michel Fautsch

"Un matin, dans la rivière, j’ai pleuré"

Comment peut-on vouloir protéger la nature et sa biodiversité sans s’en émerveiller ? Pour Michel Fautsch, cette réflexion coule de source. Spécialiste de la vallée du Burnot, cet habitant de Profondeville connaît comme sa poche la rivière de la Molignée. Une rivière qui, comme tant d’autres, joue un rôle primordial dans la préservation du maillage écologique. Une trame bleue qui traverse le paysage, qui relie des parcelles distantes de plusieurs kilomètres et qui connecte chacun des environnements qu’elle parcourt.

« Un matin, dans la rivière, j’ai pleuré »

En emmenant les lecteurs de son roman-photo à la découverte des beautés de la vallée du Burnot, Michel Fautsch réalise un plaidoyer en faveur de la protection des rivières et de leur environnement. Ce terrain de jeu, dont il connaît le moindre recoin, le naturaliste le présente sans prétention, avec la simplicité de celui qui contemple sans y toucher. En alternant les images et les témoignages des instants qu’il a vécus le long de la rivière, le spécialiste de la faune et de la flore nous invite à prendre du recul, pour mieux comprendre les enjeux qui en découlent.

Une déclaration d’amour et un cri d’alarme

Burnot Neffe – plantation de peupliers
Burnot Neffe – plantation de peupliers Michel Fautch

Car faire part de ses observations paraissait comme une évidence pour Michel Fautsch. En compilant cinq années de photographies prises au bord des flots, son intention est bien de sensibiliser à la protection de la vie sauvage. Chacune des scènes représentées est prise dans son élément. Offrant à une page les merveilles de la nature, avant de montrer les dégâts causés par l’intervention humaine à la page suivante : " A force de vouloir utiliser le moindre mètre carré, on rase des végétations sauvages pour installer des peuplements de production, ce qui fragilise énormément nos cours d’eaux " explique-t-il.

Les rivières s’en sortent bien sans nous

Heureusement, il existe encore de nombreux endroits où les rivières sont laissées dans leur état naturel. C’est là que l’on peut observer toute la variété de ce qu’elles ont à offrir. Entre les nombreuses espèces d’oiseaux que l’on peut y observer, les insectes et aussi les plantes, les photos de Michel Fautsch démontrent comme la nature peut être riche, alors que nous la connaissons si peu. Même les arbres mourants tombés dans la rivière, ou les berges qui s’érodent, sont propices à entretenir la vie et la dynamique des cours d’eau.

Burnot Neffe
Burnot Neffe Michel Fautch

Changer les regards

Voilà le projet de Michel Fautsch, en nous plongeant dans une immersion grandeur nature de son expérience. En prenant la vallée du Burnot comme exemple, son patrimoine, ses méandres et ses beautés, le photographe s’exprime pour toutes les rivières. Autant de lieux si près de chez nous et que nous ne connaissons pourtant que très peu. Il nous incite à les respecter, mais aussi à en être fiers. Cet ouvrage est un électrochoc, qui agit sur son lecteur de manière paradoxale : à la fin de sa lecture, il en sort aussi émerveillé qu’effrayé. Les rivières sont singulièrement belles mais aussi si fragiles. Heureusement, elles n’attendent pas que nous sortions de nos lits pour continuer de faire ce qu’elles font le mieux : donner vie à des splendeurs sans égales.

" Un matin, dans la rivière, j’ai pleuré " de Michel Fautsch a été édité par les Editions Namuroises, avec le soutien de la commune de Profondeville.

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