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Un missile d'une portée de 700 km : l'Iran exhibe son artillerie lourde malgré des tensions avec les États-Unis

Ce n'est pas la première fois que l'Iran expose ses missiles. Une façon de montrer ses capacités d'attaque.
27 sept. 2020 à 14:35Temps de lecture1 min
Par Belga

Les Gardiens de la Révolution islamique, l’armée idéologique de l’Iran, ont dévoilé dimanche un nouveau missile balistique antinavire d’une portée "probable" de plus de 700 km, sur fond de tensions avec les Etats-Unis, a rapporté l’agence de presse Tasnim.

Selon l’agence réputée proche des ultraconservateurs, le missile "Zolfaghar Bassir" a une portée "probable" de plus de 700 km, soit plus de deux fois la portée du dernier missile de type sol-mer présenté par l’Iran en 2017 et baptisé Hormuz-2. D’une "portée maximale de 300" km, Hormuz-2 avait été testé "avec succès" en mer d’Oman, selon Téhéran.

L’exposition des capacités stratégiques

L’agence Tasnim a publié des images du nouveau missile à l’inauguration à Téhéran du Parc aérospatial national, présenté comme "l’exposition des capacités stratégiques de la force aérospatiale" du pays. "Cette exposition montre le pouvoir dissuasif" de l’Iran, a indiqué le chef des Gardiens de la Révolution, le général Hossein Salami.

Les tensions sont vives entre l’Iran et les Etats-Unis, plus d’une semaine après qu’un porte-avions américain a traversé le détroit d’Ormuz, passage stratégique que l’Iran menace régulièrement de bloquer.


►►► Lire aussi : De nouvelles tensions entre les Etats-Unis et l’Iran après un exercice militaire jugé "irresponsable et dangereux"


L’Iran a inauguré jeudi une nouvelle base maritime près de l’entrée de ce passage, par lequel transite un cinquième des exportations pétrolières maritimes, afin d’assurer sa "domination" dans les eaux du Golfe.

Le gouvernement américain a essuyé mi-août un revers retentissant au Conseil de sécurité de Nations unies dans sa tentative de prolonger l’embargo sur les armes conventionnelles visant Téhéran, qui expire en octobre.

Le détroit d’Ormuz et les eaux environnantes du Golfe ont été l’an dernier le théâtre de fortes tensions entre l’Iran et les Etats-Unis, quand des navires ont fait l’objet d’attaques mystérieuses, des drones abattus et des pétroliers saisis.

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