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Un mur de trois mètres de haut pour endiguer l’Amblève à Raborive ?

Un projet de digue anti-crues, proposé par la société Kauffman, étudié par l’Uliège

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C’est un rebondissement inattendu dans le dossier du déménagement de la société gazière Kauffman. Son souhait de se déplacer de Remouchamps à Raborive a déjà provoqué de vives oppositions. Sa demande de permis a été refusée au niveau communal et régional, mais l’entreprise a introduit un recours auprès du gouvernement wallon. En juillet, l’eau a abondamment envahi la parcelle. Difficile d’encore envisager d’installer une activité industrielle dangereuse à cet endroit. C’est dans ce cadre qu’un "complément d’information" a été déposé. C’est une très sérieuse étude du service d’hydrologie de l’université.

Elle tente d’évaluer l’impact d’un mur de protection de trois mètres de hauteur minimale, et d’un quart de kilomètres de long, en bordure du site, le long de l’Amblève, pour le mettre à l’abri des débordements de la rivière.

Le problème, c’est que la "solution" présente plusieurs inconvénients. Ce merlon, comme il est désigné dans le jargon technique, constituerait un obstacle au drainage naturel du terrain. Et puis, surtout, il supprimerait une zone tampon, très utile pour absorber de fortes pluies. Il provoquerait une hausse du débit et de la vitesse des flots, en aval. En cas d’embâcles, de "bouchons" de branchages et divers objets, comme les événements de l’été dernier en ont provoqués, le viaduc du chemin de fer, dans le voisinage immédiat, constituerait un point faible, et risquerait d’entraîner des écoulements sur la route nationale, et un envahissement des installations envisagées par Kauffman.

Un comité de riverains a donc décidé de se mobiliser à nouveau contre ce qui ressemble à un début de canalisation de l’Amblève.

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