Belgique

Un œil en Flandre : un autre scandale de pollution éclate au nord du pays

Un oeil en Flandre

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04 sept. 2022 à 13:57Temps de lecture3 min
Par Lavinia Rotili sur base de la chronique de Joyce Azar

Chaque semaine, la journaliste Joyce Azar vient parler des événements qui ont marqué la Flandre durant la semaine écoulée. Ce dimanche, trois actualités au programme : un nouveau scandale de pollution, une initiative pour les personnes atteintes de démence et un focus sur le hobby horsing, un sport qui a la cote au nord du pays.

On commence par la nouvelle affaire de pollution : une enquête menée par l’émission Pano de la VRT a révélé qu’une décharge située à Kruibeke était responsable du rejet de plusieurs substances toxiques dans l’Escaut.

Après le scandale de la pollution au PFOS, provoquée par l’usine chimique 3M à Zwijndrecht, cette semaine on découvre que les eaux usées rejetées par la décharge de Kruibeke contenaient un taux excessif de substances toxiques, dont notamment de l’uranium, du nickel ou encore du cobalt.

Ce qui est encore plus frappant dans cette affaire, c’est que la décharge en question est exploitée par une agence publique, la Vlaamse Waterweg, qui elle-même est sous la tutelle de la ministre flamande de la Mobilité, Lydia Peeters (Open Vld).

Dans l’enquête de Pano, appelée "La Flandre pollue" et dont nous vous proposons un petit compte rendu, on voit que la décharge concernée se trouve entre Kruibeke et Zwijndrecht. Dans les eaux usées qui ont été rejetées dans l’Escaut, on retrouve jusqu’à cinq fois plus d’uranium qu’autorisé, et jusqu’à onze fois plus de cobalt. Pour les habitants interrogés, c’est un choc.

J’ai fait tout ce qui était en mon pouvoir

Suite aux révélations, la ministre flamande Lydia Peeters, responsable de la Vlaamse Waterweg qui exploite la décharge, a tout fermé temporairement. Une expertise sera menée afin d’évaluer s’il y a un problème de santé publique.

"J’ai fait tout ce qui est en mon pouvoir. La santé publique doit toujours avoir la priorité. J’espère donc qu’on aura rapidement plus de clarté à ce sujet", a déclaré la ministre Lydia Peeters (Open Vld).

Mais l’affaire ne date pas d’hier : un procès-verbal dressé en mars dernier parle d’une nonchalance irresponsable. Pourtant, ni le conseil d’administration de la Vlaamse Waterweg ni la ministre elle-même n’étaient au courant de l’enquête en cours, affirme-t-elle.

Lydia Peeters (Open Vld), ministre flamande de la Mobilité : "J’ai clairement indiqué que les choses ne se sont pas déroulées comme il faut. Lorsqu’un procès-verbal est dressé, nous devons immédiatement en être informés. Et je l’ai donc clairement dit", s’explique-t-elle.

Désormais, elle attend l’avis de l’expert et les résultats de l’enquête.

Un centre de soins dans le Limbourg et le hobby-horsing

Dans la suite de la chronique, deux reportages plus légers : le premier nous embarque dans certains centres de soins résidentiels du Limbourg. C’est là que l’Université de Hasselt a décidé de lancer un projet pilote destiné aux personnes atteintes de démence.

Parmi elles, on retrouve de nombreuses personnes âgées. Ces personnes ne bougent quasiment plus, alors qu’il leur est fortement recommandé de faire de l’exercice. Une vidéo a donc été spécialement élaborée pour les aider à plus régulièrement se trémousser.

Et on termine finalement par une séquence "Tape à l’Œil", qui nous fait découvrir un sport assez étonnant et peu connu jusqu’ici.

Ça s’appelle le hobby-horsing, et pour pouvoir le pratiquer, il faut absolument être muni d’un cheval sur bâton (ce jouet que certains ont pu avoir quand ils étaient enfants).

L’objectif est d’effectuer les mêmes disciplines que celles des sports équestres, mais avec ce "balai à tête de cheval" entre les jambes. Et ça peut sembler saugrenu, mais ceux qui le pratiquent le font très sérieusement. Une coupe du monde a même été organisée dimanche dernier dans la ville de Grammont, en présence d’un jury international. Au programme, il y avait notamment des courses, du saut d’obstacles ou encore du dressage.


Les participants venaient, eux, de différents pays, car oui, le hobby-horsing est assez populaire dans des pays comme la Tchéquie, la Slovaquie ou encore la Finlande, où le sport est officiellement reconnu. A Grammont, différentes catégories de cavaliers ont pu s’inscrire : les enfants, les juniors, mais aussi les seniors, femmes et hommes confondus. 

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