Un professeur de la VUB condamné à la peine capitale en Iran : le pays est disposé à échanger des prisonniers

Un professeur de la VUB condamné à la peine capitale en Iran : le pays disposé à échanger des prisonniers

© YAMIL LAGE - AFP

03 déc. 2020 à 18:40 - mise à jour 03 déc. 2020 à 18:40Temps de lecture2 min
Par Belga

L’Iran est prêt à échanger des prisonniers, a déclaré jeudi le ministre iranien des Affaires étrangères Javad Zarif, à la conférence Dialogue méditerranéen (Rome Med 2020). Il n’a toutefois pas cité de cas particuliers.

L’Iran a libéré le mois dernier une Anglo-australienne en échange de trois Iraniens qui étaient détenus en Thaïlande, une opération que le pays est prêt à réitérer. "Nous pouvons le faire demain. Nous pouvons même le faire aujourd’hui", a déclaré jeudi M. Jarif. Il n’a toutefois pas donné d’information concrète et n’a pas commenté de cas particulier, comme celui d’Ahmadreza Djalali, scientifique irano-suédois et professeur invité de la VUB, condamné à mort. On ignore dès lors ce que cette déclaration pourrait signifier pour lui.

La situation d’Ahmadreza Djalali reste critique

Mercredi, l’ONG de défense des droits humains Amnesty International a indiqué que M. Djalali n’avait pas encore été transféré vers la prison d’exécution et était toujours incarcéré dans la prison d’Evin, à Téhéran. Sa situation demeure critique. Selon son épouse, l’exécution a simplement été reportée de "quelques jours", a-t-elle confié à l’AFP.

Les autorités iraniennes ont admis à l’avocat de M. Djalali qu’elles utilisaient ce dernier pour faire libérer un diplomate iranien Assadollah A., actuellement jugé en Belgique pour la planification d’une attaque terroriste en France.

Chez nous, la Chambre demande la grâce du professeur Djalali

La Chambre a approuvé jeudi à l'unanimité une nouvelle résolution demandant la grâce du professeur Djalali condamné à mort en Iran. Le texte adopté en urgence demande au gouvernement "de plaider auprès des autorités iraniennes pour qu'il ne soit en aucun cas procédé à l'exécution du professeur" et de plaider pour qu'il soit gracié. Il demande également la libération immédiate à "moins qu'un nouveau procès, équitable, ne soit organisé en public et avec toutes les garanties juridiques".

La ministre des Affaires étrangères, Sophie Wilmès, a eu mercredi un entretien téléphonique avec son homologue iranien, Mohammad Javad Zarif. Selon des sources proches des Affaires étrangères, l'entretien a notamment porté sur le sort du médecin irano-suédois Ahmadreza Djalali, condamné à mort pour espionnage en Iran, et professeur invité à la Vrije Universiteit Brussel (VUB).

L'exécution de l'universitaire a été reportée de "quelques jours" sur décision des autorités locales, a annoncé jeudi son épouse. Selon les informations de l'organisation de défense des droits de l'Homme Amnesty International, M. Djalali devait être transféré à la prison de Karadj près de Téhéran mardi après-midi. Mais d'après sa femme, Vida Mehran Nia, le transfert n'a pas encore eu lieu. 

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