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Journal du classique

Un ténor reprend au pied levé le rôle principal d’un opéra à Glyndebourne après être arrivé à la dernière minute en hélicoptère

24 juin 2022 à 10:06Temps de lecture1 min
Par Céline Dekock

Après avoir reçu un coup de téléphone d’un membre de l’équipe du Festival de Glyndebourne, le ténor Adam Gilbert a parcouru en quelques heures les 450 kms qui le séparaient du Festival pour remplacer au pied levé le chanteur principal de l’opéra The Wreckers d’Ethel Smyth, qui était tombé malade. Un périple qu’il a effectué en hélicoptère, le réseau ferroviaire étant paralysé par une grève.

L’histoire nous est racontée par nos confrères de Classic FM. Alors que la représentation de l’opéra The Wreckers d’Ethel Smyth – dont vous pouvez écouter la critique réalisée par notre envoyé spécial sur place, Nicolas Blanmont – devait avoir lieu dans les heures suivantes, le chanteur principal ainsi que sa doublure sur tombés malades. Les organisateurs ont alors fait appel au ténor Adam Gilbert, chanteur associé au Welsh National Opera, l’Opéra national du Pays de Galles, afin qu’il puisse les remplacer au pied levé.

Le souci, c’est qu’Adam Gilbert se trouvait dans l’ouest du Pays de Galles, à quelque 450 kilomètres de la Glyndebourne House, dans laquelle se déroule le festival, dans le Sussex de l’Est en Angleterre.

Pourtant, le ténor n’a pas hésité une seconde, comme il l’explique à nos collègues de Classic FM : "Je ne m’attendais certainement pas à cet appel du tout. Mais quand le nom d’Ian Jackson est apparu sur mon téléphone, j’ai senti que quelque chose se passait !"

Une grève paralysant l’ensemble du réseau ferroviaire en Angleterre, le ténor a donc dû rouler jusqu’à Bristol où un hélicoptère affrété par le Festival l’attendait. Adam Gilbert est arrivé au Festival de Glyndebourne alors que le premier acte avait déjà commencé. Gilbert explique : "une fois que nous avons atterri, je me suis précipité dans le théâtre, j’ai eu un demi-sandwich, un échauffement de cinq minutes et un habillage rapide de mon costume. J’ai rencontré le chef d’orchestre Robin Ticciati dans le couloir qui m’a dit "mettons les voiles ensemble" et j’ai pensé que c’était un excellent commentaire et qu’il résumait vraiment tout."

Une expérience que le ténor gallois n’est pas prêt d’oublier.

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