RTBFPasser au contenu
Rechercher

Climat

"Un tournant", "un rapport accablant", "une nouvelle sonnette d’alarme" : les réactions au rapport du GIEC sorti ce lundi

04 avr. 2022 à 17:11Temps de lecture2 min
Par Victor de Thier (avec agences)

Le GIEC, le groupe des experts de l’ONU sur le climat, a publié ce lundi le troisième volet de son sixième rapport. Après la sortie de la première partie sur les "bases scientifiques du changement climatique" en août 2021, du deuxième volet sur la manière de s’organiser, s’adapter face à ces changements climatiques en février dernier, ce troisième volet évoque la manière de limiter le changement climatique, donc principalement de diminuer nos émissions de gaz à effet de serre (GES).

Ce dernier volet de la trilogie ne laisse pas de place au doute : sans une réduction "rapide, radicale et le plus souvent immédiate" des émissions de gaz à effet de serre dans tous les secteurs, il ne sera pas possible de limiter le réchauffement à +1,5°C par rapport à l’ère pré-industrielle, ni même à +2°C.

Mais les Etats qui s’y sont pourtant engagés en signant l’accord de Paris ne sont pour l’instant pas à la hauteur de l’enjeu, alors qu’un réchauffement de +1,1°C rend d’ores et déjà "très vulnérable" la moitié de l’humanité, frappée par des canicules, sécheresses, tempêtes et inondations qui se multiplient.

"Un tournant"

"Nous sommes à un tournant. Nos décisions aujourd’hui peuvent assurer un avenir vivable", a indiqué le patron du Giec Hoesung Lee, assurant que ce nouveau rapport donne les "outils" pour le faire.

Le secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres a pour sa part qualifié ce nouveau rapport "d’accablant". "Certains gouvernements et responsables d’entreprises disent une chose et en font une autre. Pour le dire simplement, ils mentent", a-t-il dénoncé.

Loading...

"Ce rapport montre que, même si certains secteurs évoluent dans la bonne direction, le changement climatique avance plus rapidement que nous", pointe Stephen Cornelius, observateur en chef du WWF auprès du Giec.

"Malgré des progrès à la COP26, les émissions mondiales vont toujours dans la mauvaise direction. Le rapport d’aujourd’hui nous dit qu’il faut faire demi-tour, et vite […]. L’ambition n’est pas suffisante, seules les actions comptent", a averti le vice-président de la Commission européenne, Frans Timmermans.

Loading...

"Ce rapport est clair : les outils pour éviter les pires impacts de la crise climatique sont résolument à notre portée. Les nations du monde doivent être assez courageuses pour les utiliser", a estimé le chef de la diplomatie américaine Antony Blinken.

Loading...

"Beaucoup semblent plus occupés à donner de faux espoirs à ceux à l’origine du problème qu’à dire la vérité brute qui nous offrirait une chance d’agir", a regretté la militante Greta Thunberg.

Loading...

La ministre fédérale en charge du Climat, Zakia Khattabi, a pour sa part parlé de "nouvelle sonnette d’alarme". Le rapport est alarmant, mais montre aussi qu’il "est encore possible de changer le cours des choses, en activant tous les leviers d’une économie à faible émission de carbone et en repensant nos modèles de production et de consommation. Nous savons que non seulement l’inaction est coûteuse sur le plan économique, elle l’est aussi en termes de vies humaines", a-t-elle communiqué.

Revivez la conférence de presse du GIEC :

Loading...

Sur le même sujet

L’Histoire Continue : 1995, comment le doute a été semé sur un rapport du GIEC

L'Histoire continue

Quelle justice climatique pour les pays du sud ?

Tendances Première

Articles recommandés pour vous