RTBFPasser au contenu
Rechercher

Regions Liège

Une expulsion à problème, en Outremeuse, illustre la difficulté à traiter pro activement le risque de se retrouver à la rue

Le siège central du centre public d’action sociale de Liège

La plupart des locataires pensent qu’ils peuvent bénéficier d’une trêve hivernale, et qu’ils ne risquent pas d’expulsion entre le début novembre et la mi-mars. Erreur ! Ce moratoire s’applique uniquement dans le logement social. Ce mercredi, une dame s’est retrouvée à la rue, dans le quartier d’Outremeuse. Il a fallu que l’huissier et la police la conduisent au service des urgences sociales pour commencer à chercher une solution. Un peu tard…

Plusieurs associations soulignent que le CPAS aurait dû être prévenu. Le président, Jean-Paul Bonjean nuance : "Ce n’est pas la première fois, mais c’est une situation relativement rare ; habituellement, nos bénéficiaires nous informent, et nous pouvons intervenir pro activement. Le juge de paix, qui décrète l’expulsion, peut nous avertir, c’est prévu dans la loi, mais ce n’est pas une obligation. Il doit même demander l’accord des personnes concernées. Mais lorsque les gens ne se présentent pas à l’audience, ou ne vont pas chercher les courriers recommandés, forcément le CPAS reste hors jeu".

D’où cette idée de travailler sur cette sorte de "décrochage social", avec des usagers qui finissent, de précarités en précarités, par renoncer à l’exercice de leurs droits. D’où cette suggestion de plusieurs mouvements de lutte contre le mal-logement : obliger les propriétaires à informer le CPAS, dès le lancement d’une procédure d’expulsion. Encore faudrait-il un accord politique pour ce genre de réforme.

Articles recommandés pour vous