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“Une heure de file pour un casier, mare d’urine à l’extérieur, chaos total…” mais que s’est-il passé à la Rave Rebels ?

Sur son site, la Rave Rebels se définit comme “le plus grand festival belge de rave en intérieur”.

© Stijn De Grauwe – Rave Rebels

Sur la page Facebook de l’événement de musique électronique Rave Rebels, organisé le 8 octobre au Palais 12, on peut lire deux sortes de commentaires. D’une part, les participants sont ravis des concerts, du show de lumières et de l’aspect artistique de la soirée. D’autre part, ils sont aussi très nombreux à se plaindre de l’organisation, surtout en ce qui concerne les vestiaires et les toilettes.

"On est venus encore plus tôt que les fois précédentes pour éviter le fiasco et contre toute attente, c’était encore bien pire cette année", écrit ainsi Damien. "Même la sécurité nous a confié avoir honte d’une telle désorganisation". Contacté par message privé, il nous précise: "Après 45 minutes de file pour rentrer, le calvaire a seulement commencé: obtenir un ticket pour un microscopique casier. Il nous a fallu 45 minutes de file supplémentaire, dans la bousculade la plus totale". Même ressenti pour David : "Événement formidable, des lumières à la musique en passant par les paiements simplifiés. Cependant, il y a du progrès à faire sur les casiers la prochaine fois: nous avons fait une heure de file et une fois que nous avons reçu nos tickets, c’était le chaos total pour mettre nos affaires dans les casiers".

Toilettes peu accessibles

Autre critique récurrente : le manque d’accès aux toilettes. "Les files étaient interminables", explique Fanny. D’après Elisabeth, une autre participante, "Ils avaient mis des personnes aux toilettes pour gérer le flux. Mais la dame faisait parfois sortir 15/20 filles sans jamais en laisser entrer, et quand je suis arrivée aux toilettes, la moitié d'entre elles étaient en fait vides !" 

L’une des conséquences de ce blocage : "Tout le monde urinait dehors, il y avait au moins dix centimètres d’urine derrière les vestiaires, on aurait dit un étang", témoigne Ludovic. "Les femmes et les hommes se soulageaient au même endroit sans aucune pudeur, un truc de fou".

En résumé, les organisateurs auraient eu les yeux plus gros que le ventre pour cette édition de plus grande ampleur que les précédentes. "Malgré l’ouverture d’une deuxième salle, rien n’avait été prévu en plus sauf peut-être au niveau des bars, là où l'argent se fait", déplore encore Damien, qui se rendait à sa troisième Rave Rebels. "C’est certainement ce qui se fait de mieux en Belgique niveau show de lumière, son et DJs, mais les organisateurs ont encore beaucoup à apprendre pour gérer les flux, ou alors ils devraient simplement revoir leurs ambitions à la baisse".

Contactée, l’organisation n’a pas donné suite à nos demandes d’interviews.

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