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Une invitation au voyage avec "L’Oreille d’abord" : embarquement pour Cythère

L'oreille d'abord

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05 juil. 2022 à 07:00Temps de lecture2 min
Par Tania Markovic

Pour la deuxième année consécutive, chaque week-end de l’été nous vous proposons une émission de nos collègues de la Radio – télévision Suisse. Il s’agit de L’Oreille d’abord, une série signée Catherine Buser. Nous avons sélectionné pour vous 9 épisodes qui vous porteront aux quatre coins du monde : du côté de la vieille Europe nous parcourrons successivement l’île grecque de Cythère, la lande bretonne ou encore la capitale du Danemark. Nous ferons aussi un tour de l’autre côté de la Manche chez nos voisins anglais sans oublier de rendre visite à leurs alliés américains en en profitant pour faire un crochet par le Mexique !

Pour ce voyage auditif laissez au placard matériel de randonnée, gourde, carte routière ou guide touristique. A l’heure où la planète brûle, nous vous proposons le tourisme le plus écologique qui soit : pas besoin de voiture ou d’avion pour quitter le plat pays, juste les oreilles et l’imaginaire…

Sandro Botticelli – "La Naissance de Venise"
Sandro Botticelli – "La Naissance de Venise" © Tous droits réservés

Une île paradisiaque

Aux larges des côtes grecques, entourées des flots bleus de la mer Ionienne, à une dizaine de kilomètres au sud du Péloponnèse, se trouve l’île de Cythère aussi connue sous le nom de Cérigo. "S’embarquer pour Cythère" est une expression purement poétique qui signifie "avoir un rendez-vous galant" ou "tomber amoureux" avec une sensation de nouveauté, de première fois. Quand on découvre l’île de Cythère, on comprend mieux l’expression : c’est une île paradisiaque avec des plages à perte de vue, une mer au bleu étourdissant. "Embarquer pour Cythère" désigne la promesse d’un voyage délicieux… et galant. Si l’on en croit la légende, Aphrodite, déesse de l’amour et de la beauté, serait née sur les rives de Cythère. Dans la mythologie grecque, Ouranos, le Ciel, retient ses enfants prisonniers au fin fond de la Terre. Son épouse, Gaïa, la Terre, n’accepte pas le sort qui est fait à ses enfants. Elle les encourage alors à se rebeller contre leur père et confie à son dernier-né, Cronos, la mission de libérer ses frères et sœurs. À cette fin, elle lui remet une faucille avec laquelle Cronos va trancher le sexe d’Ouranos. De la semence s’en échappe, celle-ci, se mêlant à l’écume de la mer, engendre la déesse Aphrodite que les vents poussèrent jusqu’à Cythère. La figure d’Aphrodite, aussi désignée sous le nom de Vénus dans la mythologie romaine, fut célébrée par de nombreux artistes. En peinture, on pense bien évidemment à La Naissance de Vénus, tableau majeur de Sandro Botticelli. En musique, Albéric Magnard, lui rendit honneur avec son poème symphonique L’Hymne à Vénus, œuvre puissante, à la fois tendre et passionnée, sereine et rayonnante. Pour le musicologue belge Harry Halbreich elle dépeint avec justesse les "réalités de la vie amoureuse". L’œuvre fut créée le 4 décembre 1904 à Nancy sous la direction de Guy Ropartz, compositeur breton qui sera le sujet du prochain épisode de l’Oreille d’abord !

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