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Une IRM factice pour aider les enfants à surmonter leurs peurs

L’IRM factice a pour but d’habituer l’enfant à l’environnement sonore et lumineux. Sur la photo, Catherine Pierrard, infirmière en pédiatrie au grand hôpital de Charleroi et Arnaud Bottes, Julien Navez et Roustam Fatkulin, trois des 6 étudiants en ingénie

© RTBF

30 août 2022 à 14:59Temps de lecture2 min
Par par Martin Caulier

Passer un examen médical, cela peut représenter un stress chez certaines personnes et peut-être encore plus chez des enfants. Alors pour tenter de rassurer les enfants avant de passer un examen, au Grand Hôpital de Charleroi (GHdC), on a installé une IRM factice. Le but : habituer les enfants à l’environnement médical avant de passer le vrai examen. Et tout cela a été rendu possible grâce au travail de 6 étudiants en ingénieur industriel.

Des sons métalliques de machine presque assourdissants par moments. Dans une IRM, une Imagerie par Résonance Magnétique, le vacarme saute aux oreilles. Ce sont tous ces éléments que six étudiants en ingénieur industriel à la Haute Ecole Louvain en Hainaut (Helha) ont reproduits dans leur IRM factice. Julien a travaillé sur le projet. "On a un grand caisson en bois avec une partie mobile sur la table où on peut appuyer sur un bouton pour la faire avancer. On a aussi un système d’enceintes audio. On peut passer le son d’une vraie IRM".

Les sons et la lumière aussi. Arnaud a lui aussi participé à la construction de cette IRM factice et pour lui, ce projet c’est bien plus qu’un travail scolaire. "Quand j’étais petit, j’ai fait une crise d’épilepsie. J’ai dû passer une IRM et c’était très stressant pour moi. Je n’ai pas réussi à passer l’IRM, on a dû m’endormir une première fois". Alors forcément ce projet-ci a encore un peu plus de sens. D’autant que comme l’explique Arnaud "ce n’est pas un projet qui finira en pièces détachées ou dans un vieux garage. C’est un projet qui sera vraiment utilisé, qui a du sens et qui est positif".

Une sorte de récompense pour Julien, Arnaud, Roustam, Mehdy, Romain et Augustin qui ont travaillé pendant un an sur ce projet scolaire ; parfois même en dehors des heures de cours.

Grâce à des enceintes contrôlées par une tablette, les étudiants ont pu reproduire les sons générés par l’IRM.
Grâce à des enceintes contrôlées par une tablette, les étudiants ont pu reproduire les sons générés par l’IRM. © RTBF

Un moyen didactique pour l’hôpital

Pour l’hôpital, l’intérêt de ce type d’équipement est bien réel. "Tout ce qui est inconnu est stressant que ce soit pour un adulte ou pour un enfant", explique Catherine Pierrard, infirmière dans le service pédiatrique du Grand Hôpital de Charleroi. "Nous les adultes, les soignants, les médecins, nous avons besoin de certains examens pour comprendre ce qu’il se passe chez l’enfant. L’enfant, est-ce qu’il a son mot à dire ? Rarement. Alors, le fait d’avoir un objet comme ça, lui donne le temps d’intégrer, de devenir acteur de sa santé et de ses soins".

L’intérêt est donc psychologique, pédagogique aussi puisqu’il permet de faire prendre conscience à l’enfant de l’objectif de l’examen mais l’intérêt est aussi médical. "Ça nous permet d’éviter de passer par l’anesthésie générale", explique Catherine Pierrard. Car pour passer une IRM, le patient doit rester parfaitement immobile pendant 20 minutes. Pas toujours évident à faire comprendre à un enfant.

L’IRM factice est désormais prête, elle devrait recevoir ses premiers petits patients d’ici quelques jours.

Une IRM factice pour aider les enfants à surmonter leurs peurs

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