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Coronavirus

"Une nouvelle vague Covid-19 arrive en Europe occidentale avec BA.2", met en garde Antoine Flahault: et en Belgique?

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C'est Antoine Flahault, médecin épidémiologiste français, professeur de santé publique à l'université de Genève et directeur de l'Institut de santé globale à la faculté de médecine de l'université de Genève, qui tirait ce vendredi la sonnette d'alarme: "Une nouvelle vague Covid-19 BA.2 arrive en Europe occidentale".

Et de citer les taux de reproduction observés au Royaume-Uni (1,21), en Suisse (1,19) aux Pays-Bas (1,18), en France (1.13)... (Pour rappel, ce chiffre représente le nombre de personnes qu'un infecté contamine à son tour. Il montre donc une épidémie qui s'accélère dès que le chiffre est supérieur à 1).

"Tous connaissent tous une hausse des contaminations, sans aucun intervalle calme après BA.1". Et s'estimer qu'il reste "deux questions clés maintenant: 1. Sa taille ; 2. Sa gravité ?"

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La Belgique n'est pas citée mais pourrait, elle aussi, être au début d'une nouvelle vague liée au sous-variant BA.2, aujourd'hui devenu dominant dans notre pays. Le nombre de contaminations et d'admissions est en effet en train de progresser chez nous aussi, mais sans incidence sur les soins intensifs pour le moment. Il faut toutefois rappeler que c'est quasiment toujours le cas en début de vague. La version BA.1. d'Omicron n'avait cependant entraîné qu'une hausse limitée des cas graves.

Pour rappel, BA.2. est considéré comme un "sous-variant" d'Omicron, "frère" de BA.1, qui montre un grand nombre de mutations communes, mais aussi pas mal de différences. Il a été surnommé "l’Omicron furtif" ou en anglais "Stealth Omicron", parce que l’un des trucs utilisés pour repérer son identité grâce au test PCR, sans devoir faire de séquençage, ne fonctionne pas".

Tout comme BA.1., il a des propriétés qui favorisent son échappement immunitaire, que ce soit pour les vaccinés ou les précédemment infectés. mais rien n'indique par contre pour le moment qu'il pourrait avoir des conséquences plus graves. 

 

Ces différences ont aussi un impact sur la façon de soigner les patients atteints par ce sous-variant, fait remarquer le microbiologiste Emmanuel André. Mais même s’il y a un léger impact dans l’efficacité de certains traitements, elle ne suscite pas d’inquiétude particulière, selon lui.

 

Il y aura de toute façon de nouvelles vagues et de nouveaux variants. Mais dont l’impact devrait être plus limité que les prédécesseurs d’Omicron.

"Il est inévitable que le virus va continuer à évoluer et ce sera pour aller vers un variant qui va continuer à trouver son chemin dans une population largement immunisée", explique Emmanuel André. "Et quand on allège les mesures, il a plus de place pour se développer. Il va donc falloir continuer à suivre ces évolutions du virus, alors que d’un point de vue technique, on aura moins d’échantillons à analyser".

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