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C'est vous qui le dites

Une proche du chauffeur du drame de Strépy-Bracquegnies en a ras-le-bol des commentaires injurieux : que lui répondez-vous ?

Une proche du chauffeur du drame de Strépy-Bracquegnies en a ras-le-bol des commentaires injurieux qui le visent. Dans les colonnes de Sudinfo, un membre de la famille qui souhaite rester anonyme explique que celui qui a foncé dans la foule le 20 mars dernier est une bonne personne, un gentil garçon, qu’il ne voulait évidemment pas tuer ces gens. Elle explique que même si les conséquences sont dramatiques, ce n’est pas Marc Dutroux. Elle en a ras-le-bol des commentaires injurieux dont il est la cible. Elle ajoute deux questions : " Oui, il roulait trop vite. Qui n’a jamais été dans son cas ? […] Vous croyez qu’il est bien en prison ? ".

Que lui répondez-vous ? C’est la question que l’on vous posait ce matin dans "C’est vous qui le dites".

Voici quelques moments forts de l’émission…

Belga

"Il n’est pas innocent"

Grégory, un auditeur de Maurage, est intervenu à ce sujet sur notre antenne : "Je suis le frère d’un gille victime de Strépy-Bracquegnies. Rouler vite, c’est une chose, rouler à 70 ou 80 km/h dans une zone à 50, on l’a déjà tous fait. Mais il roulait plus vite que cela."

Il a traîné mon frère sur plusieurs mètres

"On lui avait déjà retiré son permis pour les mêmes problèmes de vitesse. Ce n’était pas un amateur au volant. À force de rouler à 150 km/h tous les jours, il fallait bien s’attendre à un drame. Il n’est pas innocent. Il a fait énormément de dégâts, mais la famille n’y peut rien et ça ne sert à rien de l’insulter."

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"Il est très gentil, je ne sais pas ce qu’il s’est passé"

Depuis Mons, Sophie nous partage son point de vue : "J’ai déjà roulé très vite en agglomération, mais je n’ai pas provoqué de drame comme lui. De là à l’insulter et à déverser sa haine sur lui, c’est excessif. Ça ne sert à rien. Je le connais, je faisais des soirées avec lui. Il est très gentil, je ne sais pas ce qu’il s’est passé. Je peux comprendre les proches des victimes et je pense qu’il accepte les conséquences de ses actes. La famille n’en peut plus des insultes."

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"Il faut aussi se mettre à la place des familles des victimes"

Le débat se termine à La Louvière avec le témoignage d’Olivier : "Lorsqu’on regarde ses vidéos une semaine avant le drame, avec son compteur bloqué à 220 km/h, on comprend vite que c’est un homme attiré par la vitesse. J’y étais, j’ai vu des tambours, des baguettes et des enfants voler. C’est un cas particulier, on a tous déjà dépassé les vitesses autorisées, mais pas à ce point. Je conçois pour la famille que les insultes sont embêtantes, mais il faut aussi se mettre à la place des familles des victimes."

 

Nous vous invitons à poursuivre le débat sur notre page Facebook "C’est vous qui le dites" et à revoir l’émission sur Auvio. Nous vous donnons rendez-vous du lundi au vendredi de 9h à 10h30 sur VivaCité et La Une pour trois nouveaux débats.

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