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Une quarantaine de manifestants à Bruxelles en soutien aux travailleuses sans-papiers

Une quarantaine de personnes étaient présentes à la manifestation.
28 mai 2021 à 16:36Temps de lecture2 min
Par Belga

Environ quarante personnes étaient présentes vendredi vers 14h00 devant la Tour des Finances à Bruxelles pour manifester leur soutien aux femmes sans-papiers. Cette action, organisée par la Ligue des travailleuses domestiques du Comité des travailleurs-migrants avec et sans-papiers de la CSC, visait à dénoncer les violences faites aux femmes sans-papiers après que l’une d’entre elles est décédée des conséquences de viols répétés infligés par son patron.

C’est devant une banderole "Vos toilettes propres, nos propres papiers", que quelques dizaines de manifestants, munis de pancartes adressées au secrétaire d’État à l’Asile et à la Migration, Sammy Madhi, ont voulu interpeller Sarah Schlitz, secrétaire d’État à l’Egalité des genres et à la Diversité, ainsi que le gouvernement bruxellois. "Nous espérons que madame Schlitz pourra influer sur Sammy Mahdi qui a souvent dit qu’il prenait en compte les personnes fragiles mais sans agir derrière", indique Eva Jimenez-Lamas, responsable CSC pour les sans-papiers et les demandeurs d’asiles. "Nous voulons des actes et non plus des paroles."

Une rencontre avec le cabinet de Sarah Schlitz a eu lieu juste après la manifestation. "Ce que nous demandons, c’est un accès à la justice pour tous", explique Eva Jimenez-Lamas. "On sait que les femmes en général sont plus souvent victimes de violence, mais c’est encore pire en ce qui concerne les femmes sans-papiers, car elles n’ont aucun moyen de porter plainte. Si elles décident d’aller voir la police, elles peuvent être signalées et expédiées dans un centre fermé dans les 24 heures qui suivent en raison de leur statut. C’est donc une justice à plusieurs vitesses."

La ligue de travailleuses domestiques réclame une protection pour les travailleurs et travailleuses victimes d’abus qui désirent porter plainte sous la forme d’un titre de séjour pendant la durée de la procédure. Ainsi qu’un accès aux centres de prévention et aux refuges en cas de violences. La manifestation fait suite au décès, le 12 mai, de Christianny Fernandez, une travailleuse brésilienne sans-papiers à cause d’un cancer du col de l’utérus, conséquence de viols répétés par son patron sur son lieu de travail. Un hommage lui a été rendu et une minute de silence a été observée.
 

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