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Champions League - Foot

Une quatrième Ligue des Champions au palmarès, le "poker" royal de Carlo Ancelotti

29 mai 2022 à 08:54Temps de lecture2 min
Par Martin Weynants avec AFP

L’Italien Carlo Ancelotti, qui est devenu samedi le premier entraîneur à avoir remporté quatre Ligue des champions, a admis que c’était "plus facile de gagner (la compétition) avec le Real Madrid qu’avec un autre club".

2003, 2007, 2014 et 2022, Carletto est plus que jamais Mister Champions League. Avec ses trois sacres précédents, il partageait ce titre avec Zinedine Zidane et  Bob Paisley. Le voilà seul sur le trône après ce nouveau triomphe avec Madrid.

"Je suis très heureux pour les quatre Ligue des champions. Je ne sais pas quoi dire de plus. Je suis l’homme des records", a-t-il déclaré au micro de BT Sport. "En début de saison, personne ne pensait qu’on pouvait la gagner. On l’a mérité. On a beaucoup souffert durant notre parcours, mais jamais on ne s’est démoralisés. C’est plus facile de gagner la C1 avec le Real qu’avec une autre équipe. La passion particulière des supporters, l’histoire, la structure du club… tout ça rend le club spécial".

La gagne comme fil rouge d’une carrière entamée à Parme en 1997. En 25 ans sur le banc, Ancelotti a amassé les trophées partout où il est passé, ou presque. Seules "ombres" à son fabuleux tableau de chasse : Parme (vice-champion), Naples (vice-champion) et Everton. 23 lignes au palmarès, écrites à l’encre dorée à travers l’Europe. En 2022, le technicien italien a décidé de marquer l’histoire. Il est devenu le premier entraîneur à remporter un titre dans les cinq grands championnats européens (Italie, Angleterre, France, Allemagne et Espagne). Et donc 4 Coupes aux Grandes oreilles.

Flegme, amis des joueurs, sa recette pour durer

Ancelotti s’est inscrit dans la durée, sans jamais se départir de son flegme. "Carlo ne s’énerve jamais", résume à son sujet son ancien joueur Paolo Maldini. C’est ce calme, cette bonhomie, et aussi une immense expérience de la gestion humaine et de la science tactique (son fameux schéma en "arbre de Noël"), qui ont valu à Ancelotti, épaulé au quotidien par son fils et adjoint Davide, le soutien et l’affection des poids lourds du vestiaire du Real.

Calme, posé le natif de Reggiolo est aussi proche de ses joueurs. "Ce sont mes amis", a souri le technicien, et ces derniers le lui ont bien rendu samedi.

Comme joueur, ce milieu besogneux (26 sélections) a gagné deux C1 (1989 et 1990) sous les ordres du légendaire Arrigo Sacchi, avant de devenir son adjoint sur le banc de l’Italie, deuxième du Mondial-1994.

Comme entraîneur, l’ancien technicien de Parme et de la Juventus (1999-2001) a dépoussiéré le palmarès des Rossoneri avec une Coupe d’Italie en 2003, un titre de champion en 2004 et deux Ligues des champions en 2003 et 2007, outre une finale homérique perdue en 2005 contre Liverpool.

Après sa quatrième C1, difficile d’imaginer ce bon vivant, adepte de vins et de gastronomie, s’éterniser dans le monde du football.

"J’aimerais passer du temps avec mes petits-enfants, aller en vacances avec ma femme, il y a tant de choses que j’ai négligées et que j’aimerais faire", glissait début mai l’Italien, sous contrat jusqu’en 2024, au micro d’Amazon Prime Vidéo. "Après le Real oui, j’arrête probablement. Mais si le Real me garde ici pendant dix ans, j’entraînerai pendant dix ans."

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