Table d'écoute

Une table d’écoute sur la Sonate pour flûte et piano de Francis Poulenc

Francis Poulenc

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16 sept. 2022 à 09:54 - mise à jour 19 sept. 2022 à 07:35Temps de lecture1 min
Par Pierre Solot

Ce dimanche 18 septembre, les invités de la Table d’écoute se penchent sur la Sonate pour flûte et piano du compositeur français Francis Poulenc.

C’est en compagnie de la flûtiste Laura Sandrin, de la pianiste Eliane Reyes et du musicologue Michel Stockhem, directeur d’Arts2 que Pierre Solot pose sur la Table d’écoute cette Sonate pour flûte et piano de Francis Poulenc.

Francis Poulenc aura consacré ses plus belles pages de musique de chambre aux instruments à vent (le hautbois, la clarinette, le basson, le cor,…) et c’est entre décembre 1956 et mars 1957 qu’il écrit sa Sonate pour flûte. Elle fut créée le 18 juin 1957 au Festival de Strasbourg par Jean-Pierre Rampal et Francis Poulenc, lui-même, au piano. Le succès est immédiat.

Il y a quelque chose de juvénile dans cette Sonate ; Poulenc qui approchait des 60 ans gagne encore en fraîcheur, en liberté de plume.

La Sonate se divise en 3 mouvements, a priori bien classiques : un Allegro initial, un mouvement lent qui est une Cantilène et le Presto giocoso final.

On y retrouve en fait, en dix bonnes minutes de musique, tout ce que l’on peut trouver génial dans la musique instrumentale de Francis Poulenc : il y a du charme dans cette musique, et même plus, de l’élégance ! Poulenc parvient diablement à écrire des chants, des mélodies qui, tout en étant tout à fait sophistiquées, paraissent jaillir directement du cœur.

Une impression toute aussi présente dans son rapport à la forme, cette forme en 3 mouvements traditionnelle dans laquelle un discours infiniment libre semble s’exprimer, comme pouvait l’écrire Claude Debussy avant lui ; Debussy qui est cité par Henri Hell, le biographe de Francis Poulenc : "La musique doit humblement chercher à faire plaisir", appliquant judicieusement cette phrase à la Sonate pour flûte de Poulenc.

C’est l’esprit de cette musique de Poulenc, de pouvoir rassembler le raffinement, la gravité et le potache dans la même partition, en quelques traits de plume, sous le couvert d’une indescriptible spontanéité qui fait tout accepter.

Retrouvez l’intégralité de la Table d’écoute du 18 septembre 2022 à écouter ci-dessous

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