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Ursula von der Leyen, Alexander De Croo et Charles Michel félicitent la Première ministre italienne Giorgia Meloni

© AFP

22 oct. 2022 à 10:41Temps de lecture2 min
Par Belga, édité par Anthony Roberfroid

Plusieurs personnalités ont félicité la nouvelle Première ministre italienne d'extrême droite Giorgia Meloni. La présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen l'a félicitée, soulignant qu'elle espérait "une coopération constructive" avec son gouvernement.

"Félicitations à Giorgia Meloni pour sa nomination comme Première ministre, la première femme à obtenir ce poste," a tweeté Ursula von der Leyen. "Je compte sur une coopération constructive avec le nouveau gouvernement, face aux défis que nous devons relever ensemble".

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Ont embrayé plusieurs personnalités dont le Premier ministre Alexander De Croo. Il s'est "réjoui de l'étroite coopération" entre l'Italie et la Belgique "au sein de l'Union européenne et de l'Otan".

Dans son message sur Twitter, Alexander De Croo n'a pas manqué de remercier "chaleureusement" le Premier ministre sortant, Mario Draghi, lui souhaitant en italien: "bonne chance, cher Mario". Le dirigeant avait rappelé vendredi devant les chefs d'État et de gouvernement de l'UE combien le projet européen constituait "une source de sécurité, de stabilité et de paix".

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Le président du Conseil européen, Charles Michel, a pour sa part salué la prise de fonction de Mme Meloni en tant que première femme à diriger la péninsule. "Mettons-nous au travail pour le bien de l'Italie et de l'UE", a-t-il lancé sur Twitter, insistant lui aussi sur la coopération au sein des instances européennes.

La présidente du Parlement européen, Roberta Metsola, a également félicité Mme Meloni, twittant en italien que "l'Europe a besoin de l'Italie".

Gouvernement eurosceptique

Georgia Meloni, 45 ans, et ses ministres, qui forment le gouvernement le plus à droite et le plus eurosceptique d'Italie depuis 1946, ont prêté serment samedi matin au palais présidentiel du Quirinal à Rome.

Elle a remporté une victoire historique aux législatives italiennes du 25 septembre, réussissant à "dédiaboliser" son parti post-fasciste Fratelli d'Italia pour accéder au pouvoir exactement un siècle après le dictateur fasciste Benito Mussolini, dont elle fut une admiratrice.

Elle dispose avec ses partenaires de coalition, le dirigeant populiste de la Ligue antimigrants Matteo Salvini et le chef déclinant de Forza Italia Silvio Berlusconi, de la majorité absolue tant à la Chambre des députés qu'au Sénat.

Situation économique difficile

Au moment où la troisième économie de la zone euro affronte, comme ses voisins, une situation économique difficile due à la crise énergétique et à l'inflation, la tâche de Mme Meloni s'annonce ardue, d'autant qu'elle devra veiller à l'unité de sa coalition, qui montre déjà des fissures.

L'inflation dans la péninsule a augmenté en septembre de 8,9% sur un an et l'Italie risque d'entrer en récession technique l'an prochain, aux côtés de l'Allemagne. Les marges de manoeuvre de Rome sont en outre limitées par une dette colossale représentant 150% du produit intérieur brut (PIB), le ratio le plus élevé de la zone euro après la Grèce.

Eurosceptique notoire, Mme Meloni a renoncé à militer pour une sortie de l'euro, mais elle a promis de défendre davantage les intérêts de son pays à Bruxelles. Et ce alors que la croissance dépend de près de 200 milliards d'euros de subventions et de prêts accordés par l'Union européenne dans le cadre de son fonds de relance post-pandémie.

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