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Politique

Ursula von der Leyen ignorée : "Pour être un bon allié [des femmes], il faut poser des actes", selon Sarah Schlitz (Ecolo)

L'invitée de Matin Première: Sarah Schlitz

Comment lutter contre le sexisme et racisme dans notre société ?

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21 févr. 2022 à 07:54Temps de lecture2 min
Par Daphné V Ossel sur la base d'une interview menée par Thomas Gadisseux et François Heureux

"Pour être un bon allié [des femmes] de nos jours, il ne suffit pas de ne pas faire, il faut aussi poser des actes, comme Jean-Pascal a pu le faire." Sarah Schlitz (Ecolo), secrétaire d’Etat à l’Egalité des genres, réagissait au micro de Thomas Gadisseux sur La Première, au nouvel affront subi par Ursula von der Leyen, quelques mois après le Sofagate.

Le ministre ougandais des Affaires étrangères, Jeje Odongo, l’a ignorée, alors qu’il saluait Charles Michel et Emmanuel Macron, présents à ses côtés.

"Une humiliation violente"

"En tant que femme politique, ça m’est revenu en pleine face de voir qu’une femme de son niveau peut encore subir un sexisme, comme ça en public", explique la secrétaire d’Etat. "C’est une humiliation assez violente. Je pense que c’est vraiment important de nos jours, d’avoir des alliés robustes qui vont pouvoir intervenir quand ils sont témoins de ce type de scène. Ici on voit en effet qu’il n’y a pas de réaction de Charles Michel."

Ici, on voit en effet qu’il n’y a pas de réaction de Charles Michel.

La secrétaire d’Etat s’est aussi prononcée sur l’autre actualité du moment, dans le champ de ses compétences : la libération de la parole dans les universités.

"Les victimes ne se sentent pas assez protégées"

A-t-il fallu qu’un professeur renommé comme Jean Pascal Van Ypersele prenne la parole pour provoquer un véritable séisme ?Il y avait déjà eu des dénonciations. Il y a aussi cette carte blanche d’une centaine de personnalités et d’étudiants. Je pense que ce n’est pas un mauvais signal qu’il y ait cette libération de la parole. Ça montre justement qu’on est dans une période de changement où on ne laisse plus passer, mais je pense qu’aujourd’hui il faut aller plus loin."

"J’ai pu discuter avec des victimes, ce qui manque en fait pour le dépôt de plainte ou le dépôt de signalement, c’est souvent l’indépendance des instances qui sont présentes dans les universités pour traiter ce type de problème. En fait, elles ne pensent pas qu’elles vont être suffisamment protégées. Elles pensent que ça pourrait mettre leur carrière en danger."

Un échange de bonnes pratiques

Sarah Schlitz souligne les efforts déjà réalisés : une campagne sur la question du consentement à l’ULB, le renforcement de points de contact pour les victimes, une nouvelle circulaire pour pousser les universités à mieux prendre en compte les violences sexuelles et sexistes

"J’ai maintenant convoqué les recteurs des universités de toute la Belgique pour organiser un échange des bonnes pratiques entre les universités, voir ce qui peut être amélioré, avec l’expertise de l’Institut pour l’égalité des femmes et des hommes. "

 

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