USA : 57 ans après Martin Luther King, les manifestants antiracistes réunis contre les violences policières

28 août 2020 à 20:24 - mise à jour 28 août 2020 à 20:24Temps de lecture2 min
Par Belga

Entre écœurement et détermination, une foule de manifestants antiracistes s’est retrouvée ce vendredi au cœur de Washington pour réclamer la fin des violences policières contre la minorité noire après une série de bavures qui ont rouvert les plaies raciales de l’Amérique.

I have a dream

Cinquante-sept ans jour pour jour après l’emblématique discours du leader de la lutte pour les droits civiques Martin Luther King, "I have a dream", des dizaines de milliers de personnes ont marché à nouveau sur la capitale fédérale pour réclamer l’égalité entre tous.


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"Nous sommes fatigués des promesses non tenues", a lancé le révérend Al Sharpton devant le mémorial érigé en l’honneur du président Abraham Lincoln qui a aboli l’esclavage il y a un siècle et demi. "Les vies noires comptent et nous ne nous arrêterons pas avant qu’elles comptent pour tout le monde ! ", a-t-il ajouté.

La mort de George Floyd dans tous les esprits

Intitulée "Enlevez votre genou de nos cous", le mot d’ordre de la manifestation faisait référence à la mort de George Floyd, un quadragénaire noir asphyxié par un policier blanc le 25 mai à Minneapolis, dont le calvaire a déclenché un mouvement de protestation inédit depuis des décennies aux Etats-Unis.


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Le père de Jacob Blake, grièvement blessé dimanche à Kenosha, dans le nord du pays, a lui fait scander "pas de justice, pas de paix", alors que l’agent qui a tiré sept balles dans le dos du père de famille n’a toujours pas été arrêté, ni inculpé. Dernier outrage, selon son père : le jeune homme de 29 ans est menotté à son lit d’hôpital alors qu’il a perdu l’usage de ses jambes.

Ce drame, le plus récent d’une longue série, a rallumé les braises de la contestation, et entraîné des manifestations émaillées de violences pendant trois nuits à Kenosha, où deux personnes ont été abattues apparemment par un jeune de 17 ans qui, armé d’un fusil d’assaut, s’était joint à des milices censées défendre les commerces locaux.

Les orateurs ont déploré le discours du président Donald Trump qui, depuis des semaines, insiste sur les violences commises en marge des manifestations sans un mot sur le fond des revendications des Afro-Américains.

 

 

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