Belgique

Vaccinopolis : un centre pour lutter contre les pandémies ouvre ses portes à Anvers

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25 mars 2022 à 15:04Temps de lecture1 min
Par Alisson Delpierre

Il n’aura fallu que quatorze mois pour qu’il voit le jour. Un effet du coronavirus puisque c’est la pandémie qui a poussé à accélérer la construction de Vaccinopolis. Ce centre piloté est par l’Université d’Anvers et à comme partenaires l’ULB ainsi que d’autres universités et des hôpitaux. Il se veut innovant et permettra de tester des vaccins sur les patients en effectuant des études de provocation.

Cela consiste à injecter un vaccin (ou un placebo en fonction du groupe) à un patient en bonne santé et, ensuite, à lui inoculer le virus que l’on souhaite combattre pour tester l’efficacité du vaccin.

Une capacité qui le rend unique en Europe

Ce centre peut accueillir jusqu’à 30 personnes, qui acceptent de tester de nouveaux vaccins, en quarantaine. Et les volontaires qui viendront ici "vont rester de deux à trois semaines selon l’étude" précise Sofie Clais, la manager contrôle qualité. En fonction du type d’étude menée, "les volontaires resteront soit enfermés dans leur chambre si le pathogène testé est dangereux soit ils auront accès aux espaces communs."

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Dans le centre, "il y a aussi quatre cabinets pour les médecins et trois locaux pour que les infirmières puissent prendre les échantillons sur les patients."

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Un projet qui ne concerne pas que les Belges. "La porte est ouverte à tous les volontaires aussi bien Belges qu’extérieur. D’ailleurs, il y a un projet européen que l’on crée une banque de volontaires pour participer à des études vaccinales. On ne regarde plus aux frontières" explique Pierre Van Damme, vaccinologue à l’Université d’Anvers et fondateur du centre.

Mais d’autres disciplines seront aussi présentes dans le centre comme, par exemple, la recherche sur les aides au diagnostic. Au total, une quarantaine de personnes travaillera ici comme des médecins ou des chercheurs. Mais cette équipe sera élargie au fur et à mesure.

Pour que ce projet voit le jour aussi rapidement, les autorités fédérales ont débloqué 20 millions d’euros et le gouvernement flamand 5,3 millions d’euros. L’université d’Anvers et des partenaires privés ont également investi dans ce centre.

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