RTBFPasser au contenu

Santé & Bien-être

Variole du singe : le Risk Assessment Group adresse un message important

Variole du singe : le Risk Assessment Group adresse un message important
20 mai 2022 à 13:57 - mise à jour 20 mai 2022 à 15:352 min
Par Johanne Montay

A ce stade, trois cas de "monkeypox" ou variole du singe ont été confirmés en Belgique, plus précisément en Flandre. Après 7 autres pays européens, dont l’Espagne, le Portugal et la France, ce virus transmis par l’animal mais transmissible entre humains interroge notre pays. Le gouvernement a décidé de consulter le RAG, les experts scientifiques du Risk Assessment Group.

Le contexte est particulier, car ce virus, endémique en Afrique de l’Ouest, mais inhabituel en Europe, semble s’être ici essentiellement propagé lors de contacts sexuels d’homme à homme, et de contacts sexuels multiples. La variole du singe est transmissible par contact direct lors de rapport sexuel, quelle que soit l’orientation sexuelle. La transmission se fait également par contact physique très étroit avec une personne contaminée (par les fluides corporels, entre autres) ou un contact avec des vêtements ou du linge utilisés par une personne contaminée. Néanmoins, le risque pour la population générale est faible.  

Le RAG a donc décidé qu’il y avait lieu de lancer une campagne de sensibilisation à destination des hommes ayant des relations avec d’autres hommes, et des personnes ayant plusieurs partenaire sexuels.

Loading...

Les contacts à haut risque doivent s’auto-surveiller pour identifier tout symptôme : fièvre, courbatures, fatigue, éruption cutanée. Un message de prévention délicat, parce qu’il est aussi essentiel qu’il doit être non stigmatisant. A la veille de la Pride, qui favorise les contacts internationaux et les rencontres homosexuelles masculines, les autorités estiment qu’il est de leur devoir de faire passer cette recommandation.

Les patients infectés par le virus doivent s'isoler, c'est-à-dire ne pas avoir de contact jusqu'à ce que les lésions soient guéries. Les contacts à haut risque, comme les cohabitants et les partenaires sexuels, sont invités à surveiller leur état pendant 21 jours pour détecter les symptômes - compte tenu de la période d'incubation - et ne doivent pas être mis en quarantaine. Tout contact avec les femmes enceintes, les enfants et les personnes immunodéprimées doit être évité pendant cette période.

Les personnes ayant eu plusieurs contacts sexuels sont particulièrement invitées à la vigilance. Si elles présentent une éruption cutanée suspecte, elles doivent se présenter dans un service d’urgence, informé de la procédure.

La réaction de l'OMS

De son côté, le bureau européen de l'Organisation mondiale de la Santé a publié ce vendredi un communiqué sur les cas signalés dans la région qu'il couvre. Il travaille et partage les informations avec les 8 pays européens concernés pour suivre l'évolution de la situation. "Bien que le nombre de cas en Europe soit encore relativement faible, ce qui est préoccupant", estime l'OMS, "c'est que certains des cas semblent avoir été contractés sans lien avec un voyage dans des pays où la variole du singe est connue pour être endémique. De plus, de nombreux cas ont été détectés dans des cliniques spécialisées dans les infections sexuellement transmissibles. On ne sait pas à ce stade quelle est l'étendue de la transmission communautaire au sens large, mais il est probable que davantage de cas seront identifiés dans les prochains jours."

Sur le même sujet : JT du 20 mai 2022

Premiers cas de variole du singe

Pour voir ce contenu, connectez-vous gratuitement

Sur le même sujet

24 mai 2022 à 05:00
4 min
22 mai 2022 à 12:58
1 min

Articles recommandés pour vous