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Sciences et Techno

Vers des taxis de l'air électriques et autonomes d'ici dix ans ? Dans la Silicon Valley, un Belge s'active

Taxis des airs électriques et sans pilote, prêts à décoller

Taxis des airs électriques et sans pilote

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09 mai 2022 à 11:12Temps de lecture2 min
Par Estelle De Houck avec Agences

L'avion comme remède aux embouteillages et à la pollution ? Imaginez... des taxis de l'air électriques, pilotés par l'intelligence artificielle, qui se croiseraient au-dessus des villes pour emmener leurs passagers d'un "vertiport" à l'autre. On dirait le décor d'un film de science-fiction ? Pourtant, c'est ce que la Silicon Valley promet d'ici dix ans seulement. Et parmi les entreprises pionnières, un Belge se fait remarquer. 

Marc Piette est le fondateur de la startup Xwing, spécialisée dans les technologies autonomes pour l'aviation. Ce Belge, à l'instar d'autres entreprises californiennes, ambitionne de modifier le futur de la mobilité. 

"On va voir apparaître des réseaux de taxis aériens électriques, régionaux ou longue distance. Le paysage va beaucoup changer", assure-t-il. 

Ces taxis aérien, Xwing les imagine autonomes. L'objectif de la startup : faire en sorte que n'importe quel avion, aéroplane ou avion à décollage et atterrissage vertical (VTOL), à carburant fossile ou électrique, puisse rouler, décoller, voler et atterrir tout seul.

Equipé de caméras, serveurs, radars, lidars et autres capteurs, le Cessna Caravan est déjà autonome par beau temps, et Xwing travaille à le rendre capable d'affronter seul les intempéries. 

L'avion est un bon élève, contrairement aux humains qui se comportent différemment à chaque fois

 

Marc Piette se doute qu'il va faire face à des résistances. Mais le Belge reste convaincu que ces vols seront plus sûrs. "La grande majorité des accidents aériens sont causés par des erreurs humaines", note-t-il, avant de rappeler que grâce au pilote automatique, "les gens volent déjà tout seuls en bonne partie". 

Quand les ascenseurs ont été inventés, "les gens avaient super peur de s'en servir sans opérateur", s'amuse-t-il. "Aujourd'hui on presse le bouton sans se poser de questions. Ce sera pareil pour l'aviation".

"L'avion est un bon élève, contrairement aux humains qui se comportent différemment à chaque fois", ajoute un pilote. 

"Nous construisons le Uber du ciel"

D'autres entreprises se sont également lancées dans cette course. C'est notamment le cas d'Archer et de Joby. Les deux entreprises espèrent lancer leurs premiers services de taxis aériens d'ici fin 2024, avec des pilotes.

Archer a déjà reçu une pré-commande de United Airlines pour 200 véhicules. "Nous construisons le Uber du ciel", se réjouit Louise Bristow, vice-présidente de l'entreprise.

Selon elle, dix ans seront nécessaires "pour qu'il y ait suffisamment d'appareils en service, que les gens se soient habitués à se déplacer ainsi, et qu'on ressente la différence" dans les villes.

D'après Scott Drennan, un consultant en nouvelle mobilité aérienne, ces visions qui relevaient du rêve sont en train de prendre forme grâce à la convergence de trois technologies : l'énergie électrique, les capacités informatiques et les systèmes d'autonomie.

Des défis de taille

Mais si la technique est en bonne voie, les entreprises font également face à deux défis de taille : la certification et l'infrastructure. Les autorités ne sont pas réticentes mais obtenir leur accord "va prendre plus longtemps qu'on ne pense", souligne l'expert.

Il va aussi falloir construire des "vertiports" (aéroports verticaux), et "une interface numérique pour gérer le trafic aérien et la communication des véhicules entre eux".

Autant de raisons pour lesquelles Xwing a choisi de commencer par l'autonomie.

"On a pris un appareil existant, bien connu. On fait le minimum de modifications pour le convertir en avion autonome et le faire certifier, et ensuite on pourra explorer d'autres applications", résume Marc Piette.

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