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Vers la revalorisation du travail des médecins assistants ? Un accord a été trouvé avec Frank Vandenbroucke

Si les hôpitaux universitaires francophones avaient évoqué une "grève pénalisante" des médecins en formation la semaine dernière, ces dernier estiment qu'il a "mis en exergue" leur rôle "essentiel au sein du système hospitalier"
24 mai 2021 à 11:22 - mise à jour 24 mai 2021 à 11:223 min
Par M.F.

Une délégation de médecins assistants francophone, composée de deux membres de chaque université du sud du pays a rencontré le ministre de la Santé, Franck Vandenbroucke ce 23 mai. À l’issue de cette rencontre, les médecins en formation saluent l’arrivée sur un accord qui rencontre les revendications qui étaient défendues par les prestataires de soins qui mettent un terme à leur mouvement de grève.

Ce jeudi 20 mai, ils étaient environ 800, munis de pancartes et de leurs blouses blanches à Bruxelles afin de faire valoir leur droit à la reconnaissance de leur travail d’assistants dans les hôpitaux de notre pays. Un nouvel arrêt de travail des médecins assistant devait à nouveau se tenir ce lundi 24 mai à 8h. Il a finalement été annulé en raison d’un accord trouvé en collaboration avec le cabinet Vandenbroucke.

Alors que la commission nationale médecins-hôpitaux (CPNMH) avait débouché le 19 mai sur un accord visant à reconnaître le statut des médecins assistants, ce dernier n’avait pas convaincu les principaux intéressés qui avaient décidé de continuer à revendiquer davantage de droits dans la pratique de leur travail. C’est pourquoi ils ont à nouveau rencontré le ministre de la Santé ce dimanche afin d’évoquer "certaines limitations associées à l’accord signé en CPNMH le 19 mai dernier".

Les médecins assistants mieux représentés

"À l’issue de notre réunion, des engagements indispensables ont été pris par le Chef de Cabinet du Ministre", se félicitent les représentants des médecins en formation dans un communiqué transmis au lendemain de cette rencontre. Ainsi, les autorités en charge de la Santé se sont engagées sur plusieurs éléments, ce qui a permis de débloquer la situation aux yeux de ceux qui préparaient une nouvelle grève ce lundi.

D’abord, des représentants des médecins en formation assisteront aux réunions de la commission nationale médecins-hôpitaux, "afin d’assurer un contre-pouvoir réel durant les négociations de la CPNMH qui nous concernent", notent-ils. Ceci permettra, à l’avenir, d’éviter les problèmes rencontrés, en impliquant directement les principaux acteurs concernés. De la même façon des médecins en formation seront intégrés à des groupes de travail ministériels afin de prendre part aux modifications de statut et aux différentes revalorisations qui les concernent.

Des médecins assistants collaboreront aussi à la rédaction des textes visant à encadrer l’accord signé à la CPNMH "afin d’amender certaines problématiques liées à leur interprétation ou leur implémentation pratique". Enfin, un échéancier précis à court et moyen terme pour les prochaines discussions importantes à venir sera rédigé et transmis aux médecins en formation.


►►► À lire aussi : Gardes non rémunérées, heures supplémentaires… Les médecins assistants auront-ils la revalorisation qu’ils espèrent ?


Des conditions "dignes"

"La crise sanitaire que nous traversons a mis en évidence la fragilité d’un système nécessitant une réforme à la hauteur de l’enjeu, celui de la Santé. Elle a également mis en lumière la force vive de ce système, et le dernier maillon qui lui permet de tenir le coup : la volonté des femmes et des hommes qui assurent quotidiennement la lourde tâche du soin, au prix de sacrifices personnels conséquents", rappellent les médecins assistants qui estiment que leur mouvement était légitime, de façon à bénéficier de conditions de travail "dignes de l’époque à laquelle nous vivons".

Si les hôpitaux universitaires francophones avaient évoqué une "grève pénalisante" des médecins en formation la semaine dernière, ces derniers estiment qu’elle a "mis en exergue" leur rôle "essentiel au sein du système hospitalier".


►►► À lire aussi : Des médecins assistants dénoncent les conditions des stages : "Pendant 5 ans, on travaille de 60 à 100 heures par semaine"


Le communiqué précise aussi qu’une sortie médiatique du cabinet Vandenbroucke devrait conclure de valider cet accord dans les 48 heures. Une ou plusieurs nouvelles rencontres pourraient bien être organisées dans les jours qui viennent entre le ministre de la Santé et les représentants des médecins en formation.

Les médecins assistants francophones toujours pas satisfaits

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