Virgin Galactic a atterri: revivez les moments forts de ce que Richard Branson a défini comme "une expérience unique dans une vie"

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11 juil. 2021 à 05:32 - mise à jour 11 juil. 2021 à 16:58Temps de lecture4 min
Par AFP

Il en rêve depuis toujours et a fondé il y a 17 ans sa propre entreprise pour y arriver : dimanche, le milliardaire Richard Branson a atteint l'espace ce dimanche.

Le vaisseau VSS Unity, qui transportait également deux pilotes et trois autres passagers, s'est posé sur une piste de la base Spaceport America à environ 10H40, heure locale (16H40 GMT). Il a atterri sans encombre. Richard Branson qui, encore à bord du vaisseau redescendant vers la Terre, a décrit une "expérience unique dans une vie", est le premier milliardaire à avoir fait le voyage dans un engin développé par une compagnie qu'il a lui-même fondée, battant Jeff Bezos qui doit lui voler le 20 juillet.

Propulsée grâce aux réacteurs, la navette SpaceShip Two à bord de laquelle se trouvaient Richard Branson et son équipage, est montée jusqu'à 80 km d'altitude, la limite marquant le début de l'espace selon les Etats-Unis. A cette hauteur, le ciel passe peu à peu du bleu profond au noir de l'infini spatial: il est possible de flotter en apesanteur et d'admirer la courbure de la Terre. Le vaisseau ne doit rester dans l'espace que quelques minutes, avant de redescendre en planant.

L'atterrissage du vol de Virgin Galactic le 11 juillet 2021

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Il avait bel et bien décollé avec trois autres passagers et deux pilotes. Un avion porteur a décollé vers 08H40 heure locale (14H40 GMT) depuis la base Spaceport America, dans l'Etat américain du Nouveau-Mexique. Il a dû gagner en altitude pendant environ 50 minutes avant de larguer le vaisseau accroché sous lui, qui allumera alors son propre moteur jusqu'à atteindre l'espace.

La navette

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Le Britannique espérait ainsi faire décoller pour de bon l’industrie naissante du tourisme spatial. Mais aussi battre Jeff Bezos, en remportant le titre de premier milliardaire à franchir cette ultime frontière grâce au vaisseau d’une compagnie qu’il a lui-même fondée.

Le décollage

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Elon Musk, fair-play

L’autre grand rival du fondateur d’Amazon, le patron de SpaceX Elon Musk, a d’ailleurs annoncé sur Twitter qu’il assisterait au décollage dimanche. "Je t’y verrai pour te souhaiter le meilleur", a-t-il lancé à Richard Branson.

Des milliardaires se sont déjà rendus dans l’espace dans les années 2000 mais à bord de fusées russes.

Le rôle officiel de Richard Branson durant le voyage : tester et évaluer l’expérience que vivront les futurs clients.


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Le vol doit avoir lieu à partir de 07h30 heure locale (13h30 GMT, 15h30 en Belgique), avec une retransmission vidéo en direct sur le site de Virgin Galactic.

Il ne s’agit pas vraiment ici d’une fusée mais plutôt d’un immense avion porteur, conduit par deux pilotes, qui doit d’abord décoller d’une piste traditionnelle et gagner en altitude durant environ une heure.

Sous cet avion est accroché le vaisseau VSS Unity - un exemplaire du modèle SpaceShipTwo - avec à son bord deux autres pilotes et quatre passagers : Richard Branson et trois employés de la compagnie.

80 km d’altitude

A quelque 15 kilomètres de haut, le vaisseau, qui fait à peu près la taille d’un jet privé, sera largué et allumera son moteur pour une ascension supersonique, jusqu’à dépasser les 80 km d’altitude - la limite fixée aux Etats-Unis pour la frontière de l’espace.

Une fois le moteur coupé, les passagers pourront se détacher de leur siège pour flotter quelques minutes en apesanteur, et admirer la courbure de la Terre depuis l’un des 12 hublots de la cabine.

Après un pic à environ 90 km d’altitude, le vaisseau redescendra en planant.

 

Le fonctionnement et les innovations de Virgin Galactic

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Base spatiale

L’excentrique milliardaire de 70 ans, fondateur du groupe Virgin (dont les activités vont d’une compagnie aérienne au fitness), cultive de longue date son image de tête brûlée, en multipliant les exploits sportifs.

"Quand j’étais enfant, je voulais aller dans l’espace. Comme cela ne semblait pas probable pour ma génération, j’ai déposé le nom de Virgin Galactic, avec l’idée de créer une entreprise qui pourrait rendre ça possible", a écrit Richard Branson quelques jours avant le départ.

Un objectif qui a bien failli tourner court en 2014 : l’accident en vol d’un vaisseau de Virgin Galactic avait causé la mort d’un pilote, retardant considérablement le programme.

Depuis, VSS Unity a déjà atteint trois fois l’espace, en 2018, 2019 et en mai dernier, avec à son bord des pilotes, et même une passagère en 2019.


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Dimanche, l’événement a lieu au Spaceport America, une base spatiale construite dans le désert du Nouveau-Mexique, à moins de 100 km au nord de la petite ville de Las Cruces.

Virgin Galactic est à l’initiative de sa construction, largement financée par cet Etat du sud-ouest des Etats-Unis, et en est le client principal. La base comprend une piste de plus de 3,6 km de long et un bâtiment avec des espaces dédiés aux opérations de vol, ainsi qu’à l’accueil des futurs clients.

Vols réguliers en 2022 ?

Après dimanche, Virgin Galactic prévoit deux nouveaux vols d’essai, puis le début des opérations commerciales régulières pour début 2022. Et ambitionne à terme de mener 400 vols par an depuis Spaceport America.

Quelque 600 billets ont déjà été vendus à des personnes de 60 pays différents – y compris des célébrités hollywoodiennes – pour un prix compris entre 200.000 et 250.000 dollars.

A mon retour (de l’espace), j’annoncerai quelque chose de très enthousiasmant pour permettre à davantage de gens de devenir astronaute

Même si Richard Branson ne cesse de répéter que selon lui, "l’espace nous appartient à tous", l’aventure ne reste donc à la portée que de privilégiés.

"A mon retour (de l’espace), j’annoncerai quelque chose de très enthousiasmant pour permettre à davantage de gens de devenir astronaute", a-t-il promis.

La compétition dans le secteur du tourisme spatial, dont l’avènement imminent est annoncé depuis des années, s’est formidablement accélérée ce mois-ci : l’homme le plus riche du monde, Jeff Bezos, doit lui aussi s’envoler le 20 juillet, avec sa propre fusée, nommée New Shepard et développée par sa société Blue Origin.


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Cette dernière a publié vendredi un tableau vantant ses mérites par rapport à ceux de Virgin Galactic : New Shepard monte, elle, jusqu’à plus de 100 km d’altitude, dépassant ainsi ce qu’on appelle la ligne de Karman, marquant le début de l’espace selon la convention internationale.

"Aucun de nos astronautes n’aura d’astérisque à côté de son nom", a raillé Blue Origin.

Virgin Galactic : un voyage touristique dans l'espace

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