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"Vitam impendere pulchro": le collectionneur d’art liégeois Albert Vandervelden est décédé

Le château de Fanson, à Xhoris, "musée personnel" d’Albert Vandervelden

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18 oct. 2022 à 08:52Temps de lecture1 min
Par Michel Grétry

Pendant un demi-siècle, il a mis ses talents d’antiquaire, dénicheur d’objets, au service de l’art liégeois. D’abord dans son magasin, à l’hôtel Vander Maesen, une superbe demeure classique du dix-huitième, entre Saint-Berthélemy et Curtius, à l’enseigne de La Mésangère. C’est là qu’il a exposé, en vitrine, des trésors de la production picturale principautaire, essentiellement sous l’ancien régime. "Consacrer sa vie à la beauté", c’est la devise inscrite au fronton de cet immeuble, reprise ensuite au château de Fanson, à Xhoris, qu’il a transformé à grands frais en une sorte de musée personnel.

Parfois contesté dans ses audaces pour bousculer les administrations publiques dans ses choix esthétiques, il a, d'une certaine manière, pris le relais d'institutions limitées dans leurs achats par des capacités budgétaires forcément limitées en temps de crises. Sa réputation de marchand d’envergure internationale a contribué à la notoriété de multiples peintres, de Gérard Douffet à Bertholet Flémal, mais également de nombreux sculpteurs, orfèvres ou ébénistes. Mais il ne s’est pas limité à sa période de prédilection : sa passion de collectionneur l’a également amené vers Richard Heinz ou Auguste Mambour. Et, de cette manière, il a incontestablement servi la défense du patrimoine de la cité ardente, quand elle était à son apogée, capitale d’un état épiscopal.

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