Ecologie

Vivre près des arbres contribuerait à allonger l'espérance de vie

Vivre près des arbres contribuerait à allonger l'espérance de vie.

© martin-dm

Vivre dans un quartier où les arbres prolifèrent contribuerait à allonger l'espérance de vie de ses habitants. C'est la conclusion d'une récente étude réalisée aux États-Unis.

Les espaces verts facteurs de longévité ?

On connaît les bienfaits du jardinage et on sait que le fait d'être régulièrement en contact avec la nature est bénéfique pour la santé physique et psychique. Dans le même esprit, un quartier qui bénéficie d'une politique de "restauration verte" à long terme aurait également des vertus similaires mais avec un effet encore plus impactant, puisque cela favoriserait l'espérance de vie de ses habitants. C'est du moins ce qu'affirme une recherche réalisée aux États-Unis. Publiée dans la revue Environment International et co-dirigée par l'Institut de santé globale de Barcelone (ISGlobal), l'étude s'appuie sur la littérature scientifique qui établit un lien entre l'exposition à la nature et une réduction de la mortalité.

La recherche a été réalisée à partir du travail de l'ONG américaine Friends of Trees, qui a planté 49.246 arbres dans lesrues de Portland, ville située dans l'État de l'Oregon, entre 1990 et 2019. L'équipe de recherche a examiné le nombre d'arbres plantés dans une zone précise (comptant environ 4000 habitants) au cours des cinq, dix ou quinze années précédentes. Elle a ensuite associé cette information à la mortalité due à des causes cardiovasculaires, respiratoires ou non accidentelles dans cette même zone, en s'appuyant sur les données du registre Oregon Health Authority.

Ce sont les hommes et les seniors qui en profitent le plus

Les résultats montrent que dans les quartiers où davantage d'arbres avaient été plantés, les taux de mortalité (décès pour 100.000 personnes) étaient plus faibles. D'après leurs conclusions, chaque arbre planté était associé à une réduction significative de la mortalité non accidentelle et cardiovasculaire (respectivement de 20% et 6%), en particulier chez les hommes, ainsi que chez les personnes âgées de plus de 65 ans.

Le taux de mortalité était deux fois plus faible si les arbres avaient été plantés 11 à 15 ans auparavant.

Une observation qui fait sens pour les chercheurs dans la mesure où les grands arbres sont plus à même de contrer des facteurs de mortalité tels que la pollution atmosphérique, la hausse des températures et le bruit. "Nous avons observé cet effet à la fois dans les quartiers verts et dans les quartiers moins verts, ce qui suggère que la plantation d'arbres dans les rues est bénéfique pour les uns comme pour les autres", conclut Geoffrey H. Donovan, co-auteur de l'étude.

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