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Voix de France : à gauche, la cacophonie avant la dégringolade ?

Voix de France

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Sept : c’est le nombre de candidats à gauche se présentent à l’élection présidentielle française.

Seul Jean-Luc Mélenchon semble se détacher un peu en flirtant avec les… 11% d’intention de vote. Une de ses cartes c'est qu'il ira sûrement chercher le fameux "vote utile".

A côté de ça, le parti qui remportait l’élection il y a de ça tout juste 10 ans – le PS – semble être sur la route de la catastrophe. Sa candidate, Anne Hidlago ne dépasse plus les 2%.

Quant à l'une de ses anciennes figures iconiques, propulsée dans la compétition par une primaire populaire chaotique, Christiane Taubira, elle est très loin d’obtenir les 500 parrainages nécessaires pour valider une candidature. Elle n’en a que 50. Alors même que la candidate de Lutte Ouvrière, Nathalie Arthaud, les a déjà obtenus alors qu’elle ne dépasse pas les 1% d’intention.

Le mur approche, ils sont à 150 km/h et aucun ne freine

La date limite pour obtenir les parrainages est le 4 mars. A cette date, celles et ceux qui ne les ont pas obtenus ne pourront pas être candidat.

"Rationnellement on se dit, mais ce n’est pas possible, ils devraient s’entendre un minimum et faire un minimum de programme commun de la gauche […]. Pour avoir au moins une chance de jouer le deuxième tour. Et, le mur approche, ils sont à 150 km/h et aucun ne freine", souligne Pierre Mathiot, directeur de Science Po Lille et spécialiste de la gauche.

Il est d’ailleurs notre invité pour ce troisième numéro de notre podcast "Voix de France" aux côtés de Quentin Warlop, journaliste de la cellule internationale de la RTBF et de Marc Sirlereau, journaliste au sein de la cellule politique de la RTBF.

Ils reviennent tous les trois sur les enjeux de cette élection pour les multiples gauches françaises. Pour certains, il ne s’agit même plus de viser l’Elysée, mais presque de sauver les meubles en vue des législatives en juin prochain. Pour d’autres, il pourrait tout bonnement s’agir d’éviter de la banqueroute.

Les gauches peuvent-elles encore éviter la catastrophe ?

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