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Votez pour le nouveau mot de l'année 2020

Votez pour le nouveau mot de l'année 2020
09 déc. 2020 à 18:00Temps de lecture2 min
Par RTBF

L’opération du nouveau mot de l’année entre dans la dernière ligne droite. D’ici au 23 décembre à minuit, les lecteurs du Soir, les auditeurs et les téléspectateurs de la RTBF ainsi que les internautes des deux sites sont appelés à élire le nouveau mot de l’année 2020 sur la base d’une liste de dix propositions retenues par le jury.

Ce dernier s’est réuni le mardi 8 décembre de façon virtuelle, crise sanitaire oblige. Et a minutieusement passé en revue les propositions qui lui étaient soumises. Le professeur Michel Francard, linguiste et chroniqueur du Soir, assisté d’Anne Catherine Simon, linguiste au sein du centre de recherche Valibel de l’UCLouvain, présidait ce jury. Quatre journalistes, deux du Soir (William Bourton et Jean-Claude Vantroyen) et deux autres de la RTBF (Annick Capelle et Mehdi Khelfat), et l'auteur et humoriste Bruno Coppens en faisaient également partie.

Lors de la première phase de l’opération, qui s’est déroulée du 24 novembre au 3 décembre derniers, 753 propositions de nouveau mot de l’année – soit près de 350 termes différents - avaient été formulées. Comme les années précédentes, Michel Francard et Anne Catherine Simon s’étaient chargés de rassembler, à l’attention du jury, les propositions correspondant aux critères de sélection.

"Les propositions des internautes étaient très variées, mais quelques mots se détachaient nettement : le trio de tête se composait de covid (70 citations), confinement (64) et distanciel (38)", analyse rétrospectivement Michel Francard. Avec cette remarque plus générale : "Pour la première fois depuis la création de l’opération, il y a convergence entre les mots nouveaux qui ont émergé pendant l’année et ceux qui ont été les plus employés. C’est dire si la pandémie a marqué les esprits, y compris dans notre comportement langagier."

La liste des dix mots reprend effectivement beaucoup de termes popularisés par la crise sanitaire : covid, bulle sociale, déconfinement ou encore distanciel. En revanche, d’autres liés aux mêmes circonstances exceptionnelles ne s’y trouvent pas.

"Le jury ne se contente pas d’entériner les préférences des internautes. Il réfléchit à la pertinence des propositions, en fonction des critères de sélection. Un des critères déterminants est celui de la nouveauté du mot. De ce point de vue, des locutions comme geste barrière ou distanciation (physique, sociale) ne datent pas de l’actuelle pandémie. Pas plus que présentiel, déjà attesté à la fin des années 1990, à la différence de distanciel, apparu cette année et intégré dans la liste du jury. On peut remarquer que la pandémie a eu comme effet de rendre familiers des mots jusque-là peu diffusés en dehors du milieu médical : beaucoup de personnes ont découvert cette année le gel hydroalcoolique, mais le mot hydroalcoolique est attesté depuis… 1823."

Pour autant, tous les mots de la liste ne font pas référence au covid. Comme le souligne Michel Francard, quelques propositions s’en écartent : "Un peu, avec des mots comme démerdentiel ou sans contact ; beaucoup, avec débunker ou Karen. Eux aussi sont des candidats sérieux à une entrée dans les futurs dictionnaires du français".

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