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Waimes : la lutte contre la berce du Caucase porte ses fruits

De la berce du Caucase (illustration)

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La berce du Caucase est une plante invasive et dangereuse. Un contact de la peau avec sa sève peut causer de graves brûlures. Depuis 10 ans, l’entreprise Paul Lemaire Parcs et jardins de Waimes, par exemple, est chargée par la Région wallonne de repérer et d’éradiquer la berce du Caucase le long de cinq cours d’eau des Cantons de l’Est. Les campagnes sont menées de fin juin à début juillet, une tâche que l’entreprise waimeraise confie à une petite dizaine d’étudiants équipés, formés et travaillant en binômes. La campagne 2022 vient de s’achever. Dominique Bonsang, coresponsable de la jardinerie Paul Lemaire, en dresse un premier bilan : "Ce qu’on peut dire c’est que la berce régresse dans la région. Il faut quand même être vigilant et continuer cette opération annuelle encore plusieurs années pour vraiment l’éradiquer. Les semences sont peut-être encore dans les cours d’eau etc.".

Cela confirme en fait la tendance observée au fil des dix dernières années. Ce sont les campagnes annuelles qui permettent cette régression. "Une fois qu’on fauche la berce et qu’on enlève la fleur, elle n’a pas le temps de monter en graines. Et ce sont les graines qui permettent la multiplication des futures berces.", explique Dominique Bonsang, "On nous demande d’intervenir entre, plus ou moins, le 20 juin et le 15 juillet parce qu’après il y a déjà des berces qui passent à l’état "graines". ".

Une inquiétude particulière était apparue cette année à propos de l’influence possible des inondations de juillet 2021. "Les foyers existants et connus auraient pu migrer vers d’autres marécages ou cours d’eau mais, heureusement, il n’y a pas eu ça.", constate Dominique Bonsang.

Sezni Velly faisait partie des étudiants recrutés pour chercher et éliminer la berce du Caucase. Pour elle, c’était une première : "On a fait l’Amblève, la Warche, l’Our. A certains endroits, il y en avait beaucoup. Puis, il y en a d’autres où il n’y en avait pas du tout. On a des balises et on doit noter l’endroit où on est, sur quelle rive, le nom du cours d’eau et ça se met automatiquement. On a une sorte de salopette et des gants et des outils exprès. On doit les couper avec ça. On doit commencer par les branches, puis les faire tomber et récupérer les fleurs. On les déracine et les fleurs sont brûlées. Le premier jour, ils nous ont montré comment faire. Après, si tu sais, c’est facile.". Précisons qu’aucun accident n’a été à déplorer durant cette campagne 2022.

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