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Regions Liège

Waremme : la nouvelle majorité doit être installée ce lundi soir

L'Hôtel de Ville de Waremme
24 août 2020 à 04:00Temps de lecture3 min
Par Martial Giot

Ce lundi soir, le Conseil communal de Waremme doit installer une nouvelle majorité. Il en est question depuis que l’ex-échevin Albert Gérard a été exclu du PS et du Collège communal après divers manquements. C’était en décembre dernier. La mise en place de la nouvelle majorité a été retardée par la crise sanitaire.

Les socialistes waremmiens ont une majorité absolue depuis plus de cent ans. Ils vont maintenant diriger la ville avec le groupe Pour Waremme, de tendance MR.

Une majorité devenue trop étriquée

Au soir des dernières élections communales, le PS avait 14 sièges sur 24. Après l’éviction d’Albert Gérard, il ne lui en restait que 13. " La majorité devenait beaucoup plus étriquée. ", explique Jacques Chabot, le bourgmestre de Waremme, " Nous avons choisi d’élargir cette majorité de façon à créer les conditions d’un travail serein et efficace jusqu’à la fin de la mandature. "

Pourquoi avoir choisi Pour Waremme ? " Parce que les mois derniers nous ont permis de travailler vraiment en étroite collaboration sur de très gros dossiers comme le budget, comme aussi le compte, comme aussi le programme stratégique transversal. Nous avons travaillé étroitement aussi sur la préparation du plan de relance sociale et économique suite à la crise du covid. Une autre raison importante, c’est qu’il y a dans nos projets de très gros dossiers comme, espérons-le enfin, le départ du nouveau parc économique, comme tout ce qui concerne le commerce local, tout ce qui concerne les problèmes d’emploi et tous les problèmes économiques. "

Un rapprochement au fil du temps

Aux dernières communales, Pour Waremme avait obtenu 27% et 7 sièges. Raphaël Dubois avait été frustré que le PS ne cherche pas alors à ouvrir sa majorité à son groupe, mais aujourd’hui il constate : " Depuis, il y a eu des modifications dans leur groupe. Et ensuite, il y a eu un rapprochement. On n’a jamais fait de l’opposition pour de l’opposition. Même notre campagne était très constructive. On avait vraiment voulu développer un plan de ville et on a continué comme ça depuis le début de la législature, notamment en participant énormément au PST et à toutes les décisions importantes qu’on a voulu imprimer. On a vu qu’on pouvait collaborer. Très souvent, les idées qui pouvaient rentrer en ligne de compte étaient intégrées dans les décisions de la Ville. C’est en fait un cheminement des deux dernières années qui a permis ce rapprochement. ".

Raphaël Dubois souhaite-t-il donner une impulsion particulière au sein de la nouvelle majorité ? " C’est surtout en termes de projets. J’aurai notamment les compétences pour tout ce qui est emploi, économie et commerce. Dans la crise qu’on est en train de vivre, on a vraiment de gros défis dans ce domaine-là. Il y a le nouveau zoning qui est vraiment très important. Ça fait 17 ans qu’on attend le premier coup de pelle pour ce zoning. J’ai la matière de l’énergie aussi, une matière qui m’intéresse énormément. On sait que les investissements qu’on fait aujourd’hui dans l’énergie, ce sont des investissements qui sont bénéfiques à terme pour la planète mais également pour les finances de la commune. Autre projet très important : la rénovation urbaine à Waremme. ".

Plus de cent ans de majorité absolue socialiste

L'entrée d'un libéral au Collège communal a un caractère historique dans cette ville où les socialistes ont une majorité absolue depuis plus d’un siècle. Est-ce important ou plutôt accessoire aux yeux de nos interlocuteurs ?

Pour Jacques Chabot : " C’est à la fois les deux. C’est une nouvelle page évidemment qui se dessine, mais le PS garde toute son identité. Nous avons quand même cinq échevins plus le bourgmestre, c’est évidemment important. Le PS garde ses priorités. Nous incluons évidemment les priorités de groupe là. L’important, c’est de défendre tous les domaines pour le bien-être de nos concitoyennes et de nos concitoyens. "

Raphaël Dubois répond, lui : " Très franchement, ça fait un peu plaisir, mais c’est vraiment très accessoire. Le caractère historique, peut-être que je m’en souviendrai dans quelques années, mais, aujourd’hui, ce n’est vraiment pas ça qui me préoccupe, c’est vraiment de pouvoir travailler et de faire avancer les dossiers. ".

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