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Waremme: quatre membres de la Fédération Nationale des Combattants mis à l'honneur

Les quatre hommes mis à l'honneur ce jeudi à Waremme: Marcel Smal (deuxième en partant de la gauche), Fernand Moureau (troisième) ainsi que Nestor Thiry et Eugène Gobiet.

© RTBF

22 sept. 2022 à 12:52Temps de lecture2 min
Par Marc Mélon avec Caroline Adam

Une page d'histoire se tourne avec un hommage rendu à ceux qui se sont battus pour la liberté pendant la 2ème Guerre Mondiale. La Fédération Nationale des Combattants a mis à l'honneur quatre hommes ce jeudi à Waremme. Une manière de perpétuer le travail de mémoire.

Perpétuer le travail de mémoire

77 ans après la seconde Guerre Mondiale, les Waremmiens veulent se souvenir et rendent hommage à quatre membres de la Fédération Nationale des Combattants, dont Fernand Moureau, centenaire, et Marcel Smal, 98 ans. Ils ont reçu une distinction honorifique.

"C'est une médaille tout à fait spéciale qu'on a créée pour montrer aux gens qu'on les aime bien, mais aussi pour les remercier pour ce qu'ils ont fait pour la Belgique pendant leur vie" explique Léon de Turck, président national de la FNC.

77 ans après, Marcel et Fernand se souviennent

Marcel Smal, 98 ans, était membre de l'armée secrète. En 1942, à l'âge de 16 ans, il est facteur à Fumal. Il intercepte les lettres de dénonciation qui se repéraient par une écriture peu soignée.

Marcel Smal

"Quand il y avait des lettres comme ça, directement, on les donnait à quelqu'un qu'on connaissait du groupement, et c'étaient les facteurs de Liège qui s'en occupaient" explique-t-il.

"Ils ouvraient ces courriers, et si c'était une dénonciation, ils les suivaient. Et bien souvent, quand on savait qui avait écrit la lettre, parfois, ils étaient zigouillés".

Le 28 septembre prochain, Fernand Moureau aura 100 ans. Tous les jours, il bricole dans son atelier. Il se souvient des convocations qu'il recevait des Allemands en 1942 pour aller travailler dans leur pays.

Fernand Moureau

"La première fois, je reçois une convocation, je devais prendre le train pour aller en Allemagne mais je n'y suis pas allé" se souvient-il.

"Cinq ou six jours après, je reçois une deuxième convocation encore pour prendre le train pour aller en Allemagne, mais je n'y suis toujours pas allé. Et la troisième convocation stipulait que "si vous ne vous présentez pas maintenant, on prendra votre femme et vos parents pour aller en Allemagne". Alors, j'ai bien été obligé d'y aller le 10 mars 1943."

Fernand Moureau effectue un travail obligatoire en Allemagne. Il est électricien. Il a de la chance car son chef va le considérer de manière particulière: "J'allais presque tous les soirs chez lui. Il me donnait même des tartines que je donnais aux autres. Je n'avais pas faim. Il était bon avec moi oui."

C'est promis, dans les prochaines années, la Fédération Nationale des Combattants de Waremme va poursuivre son travail de mémoire.

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