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Régions Brabant wallon

Wavre : un recours contre la venue de l’hôpital Saint-Pierre à Ottignies

Wavre : un recours introduit par des riverains contre l’implantation de la clinique Saint-Pierre à Ottignies
09 mars 2022 à 11:24Temps de lecture3 min
Par Cathy Massart avec Grégory Fobe et Sébastien Remacle

Le projet de déménagement de la clinique Saint-Pierre vers Wavre, risque d’être retardé. Le site retenu est un terrain situé au croisement de l’autoroute E411 et de la N25. Mais les riverains de ce nouveau site ne voient pas d’un bon œil cette arrivée. Ce sont les journaux l’Avenir et la DH qui l’annoncent ce mercredi.

Un recours au Conseil d’Etat

Les habitants de ce site introduisent un recours contre le schéma d’orientation local, une procédure qui doit permettre de changer l’affectation de certains terrains et donc permettre, à terme, d’accueillir la clinique Saint-Pierre à cet endroit. Ils se sont fédérés pour aller en justice et sont une soixantaine à se battre contre le projet sur le terrain du Domaine du Blé. Projet, qui selon eux, va non seulement impacter la quiétude et l’environnement mais va aussi provoquer des problèmes de mobilité de parking sans parler d’impact sur la santé. Ils feront tout pour que ce déménagement ne se fasse pas : recours en justice mais aussi bataille sur le plan de la communication avec le lancement d’un site internet dans quelques jours et la distribution de toutes boîtes.

Philippe Delaisse, (président du comité de riverains " Wavre Notre ville ") : "Il y a une lacune dans l’implantation, qui s’est faite d’une manière très légère. Il n’y a pas de cadre légal. C’est au bon vouloir des investisseurs privés et cela ne garantit pas la primauté d’intérêts communs. Nous sommes contre les choix du site d’implantation du projet, qui, je le rappelle, est subsidié par les pouvoirs publics et qui échappe à tout contrôle notamment dans le cadre des procédures qui ne garantit pas la primauté d’intérêts communs sur les intérêts privés. Il faut savoir que dans ces zones urbanisées et habitées, nous avons des normes de bruit qui dépassent les normes de l’OMS. Il y a également des problèmes de mobilité, il faut savoir qu’un hôpital est un aspirateur à voitures. Pourtant, il existe dans l’étude, une alternative près du parking RER. Il s’agit d’un vaste parking de près de 3000 places qui est complètement vide depuis des années. Ce lieu appartient aux Pouvoirs Publics et qui aurait pu permettre de résoudre, à moindre prix, le problème de la mobilité".

La procédure de révision du plan de secteur via le sol, le schéma d’orientation local, n’est pas suffisante, selon Monsieur Delaisse.

"La zone en question avait été réservée pour un éventuel développement dans les années septante, précise le président du comité de riverains. À cette époque, le contexte était tout autre. Quand une commune commence à urbaniser la zone qui est concernée ici, cette zone est devenue obsolète. Les habitants se sont emparés de l’espace qui est autour puisqu’on leur a accordé les permis de bâtir".

Le projet

Au niveau de la superficie, on parle de 4000 m2 mais les concepteurs ont tenté de réduire l’impact visuel et les nuisances en tirant profit des courbes de niveau et en intégrant les futures installations dans un écrin de verdure. Dans le prolongement des parkings, viendrait le bâtiment principal avec un socle composé de 2 niveaux encastrés dans le terrain où seront notamment logés les blocs opératoires et puis le plateau du rez-de-chaussée pour les admissions, les consultations et les locaux communs. Les étages supérieurs sont destinés aux unités de soin. Du côté de la nationale 25, trois niveaux sont prévus au-dessus du rez-de-chaussée mais la hauteur serait moindre à l’arrière pour respecter le dénivelé naturel.

Le terrain acquis par la clinique Saint-Pierre a une superficie de 15 hectares mais tout ne sera construit. L’empreinte au sol de l’hôpital ne représente que 15% de la surface totale. Si on ajoute les routes d’accès et les parkings, il reste 50% de nature intacte. Donc, pour les concepteurs, les slogans " non au béton " des riverains ne se justifient pas.

 

 

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