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Cinéma

"Wild Women" : une retraite solitaire et spirituelle aux confins de la nature

Six mois dans la forêt en quête de sens. Julie Morelle en parle avec Cécile Mavet, dans le cadre de son documentaire Wild Women.

Hiver 2019. Cécile Mavet se retire dans une cabane au milieu de la forêt dans la région de Chimay. Elle vit dans 16m² avec un poêle à bois, un lit et un bureau. Le lieu est dirigé par des sœurs ermites ouvrant leur expérience d’ermitage à des pèlerins désireux de silence et de solitude.

Avec cette retraite, Cécile Mavet souhaitait avant tout se retrouver face à elle-même sans aucun filtre et sans toutes les possibilités de divertissement auxquelles la société nous soumet. Elle emporte cependant avec elle la parole de cinq femmes qu’elle a recueillie avant le début de cette expérience. Celles-ci sont de différentes confessions (une catholique, une orthodoxe, une rabbine…) et chacune d’entre-elles a consacré une partie de sa vie à la spiritualité. Ces paroles vont accompagner la méditation de Cécile durant ses six mois.

On se retrouve confronté à tout ce qu’on a l’habitude de fuir, et notamment toute la partie vulnérable de notre être, toutes les blessures qu’on a accumulé et sur lesquelles on s’est construit. Tout ça remonte inévitablement, on est confronté à ça et on doit l’accueillir et l’accepter parce qu’il n’y a pas d’échappatoire.

Selon la réalisatrice, les femmes ont été évincées de l’aspect de la transmission des traditions spirituelles. Elle voulait explorer le parfum particulier qu’elles ont à transmettre à travers une spiritualité qu’elle juge plus "incarnée". Par ces rencontres, Cécile Mavet a tenté de capturer la paix intérieure de ces femmes afin de la transmettre à travers ce film.

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