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Monde Moyen-Orient

Yémen : les États-Unis s'inquiètent de négociations "difficiles" pour reconduire la trêve

Les forces loyales aux rebelles huthis du Yémen participent à un défilé militaire marquant le septième anniversaire de l'intervention de la coalition dirigée par l'Arabie saoudite dans leur pays, dans la capitale Sanaa, le 31 mars 2022.
31 mai 2022 à 20:10Temps de lecture2 min
Par Belga

Les États-Unis se sont inquiétés mardi de négociations "difficiles" pour reconduire une trêve au Yémen, pays ravagé par une guerre qui a fait des centaines de milliers de morts et provoqué une terrible crise humanitaire.

Les discussions pour prolonger la trêve des combats scellée le 2 avril pour deux mois "ne sont pas terminées mais semblent un peu difficiles", s'est alarmée l'ambassadrice des États-Unis à l'ONU, Linda Thomas-Greenfield. Cette impasse "nous pose problème", a averti la diplomate dont le pays présidait en mai le Conseil de sécurité. "Nous encourageons les deux parties à continuer leurs efforts et à trouver un moyen pacifique de fournir l'aide humanitaire nécessaire à la population yéménite", a-t-elle réclamé.

C'est le message qu'a fait passer le secrétaire d'État américain Antony Blinken à son homologue saoudien Fayçal ben Farhan, dans un entretien téléphonique centré sur les "efforts pour renforcer et prolonger la trêve au Yémen", a expliqué le département d'État.

Mardi aussi, une trentaine d'ONG impliquées au Yémen ont exhorté le gouvernement et les rebelles de ce pays à reconduire cette trêve.

Effets humanitaires positifs de la trêve

Depuis le 2 avril, date de l'entrée en vigueur de l'accord négocié par l'ONU pour une période initiale de deux mois, "nous avons constaté les effets humanitaires positifs de la trêve", écrivent Save The Childen, Oxfam, le Norwegian Refugee Council et d'autres organisations dans une lettre adressée aux parties au conflit.

Outre un cessez-le-feu, la trêve - la première à l'échelle nationale depuis le début du conflit - prévoit une série de mesures devant alléger les souffrances de la population, éreintée par sept ans de guerre.

Les Houthis, soutenus par l'Iran, ont pris le contrôle de la capitale Sanaa en 2014, déclenchant l'année suivante une intervention militaire sous commandement saoudien, en soutien au pouvoir en place.

La guerre a fait des centaines de milliers de morts et plongé ce pays, le plus pauvre de la péninsule arabique, dans l'une des pires crises humanitaires au monde, selon l'ONU.

Dans le cadre de la trêve, les vols commerciaux ont repris pour la première fois en six ans entre Sanaa et la capitale jordanienne Amman. Une deuxième liaison pour le Caire est prévue à partir de mercredi.

La semaine dernière, l'émissaire de l'ONU Hans Grundberg avait lui aussi plaidé pour une reconduction de la trêve, à l'issue de discussions entre les belligérants à Amman.

 

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