Le 8/9

Yoann Blanc prend le rôle d’un politicien avide de pouvoir dans Pandore : "C’est un beau challenge"

Yoann Blanc, pour la série belge "Pandore"

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Yoann Blanc était l’invité du 8/9 pour évoquer son rôle dans Pandore, la nouvelle série de la RTBF. Ce thriller s’immisce dans les arcanes de la politique belge et se penche sans tabou sur des sujets d’actualité brûlants.

Ce thriller de 10 épisodes de 52 minutes est porté par le duo à succès de La Trêve : Anne Coesens et Yoann Blanc.

Bruxelles, à deux mois des élections. La campagne qui bat son plein est perturbée par une enquête de corruption. Survient alors une agression tragique qui va provoquer la collision de quatre personnages : une juge d’instruction (Anne Coesens), un politicien (Yoann Blanc), une activiste et une journaliste. Dans cette affaire, chacun défendra sa propre vérité.

Ne manquez pas les deux premiers épisodes ce dimanche 13 février dès 20h50 sur La Une et Auvio.

Incarner un homme politique à l’écran

Dans Pandore, Yoann Blanc incarne Mark Van Dijck, un politicien obsédé par le pouvoir. L’acteur franco-suisse de 46 ans a particulièrement aimé jouer un rôle diamétralement opposé à lui, tant professionnellement que psychologiquement.

"C’est très plaisant de jouer un homme politique et d’essayer de comprendre les mécanismes de la politique belge. Faire un homme politique est intéressant parce qu’en tout cas, dans ce personnage, il y a une dose d’opportunisme et en même temps des convictions. Entrer dans des convictions qui ne sont pas spécialement les siennes, c’est un beau challenge" confie-t-il.

Pour endosser ce rôle à la perfection, le comédien ne s’est pas inspiré d’un homme politique en particulier mais il a rencontré des personnes qui travaillent dans le milieu politique.

Yoann Blanc dessine aussi un portrait plus nuancé de son personnage : "Il est confronté à des choses assez horribles et va utiliser cela pour grimper les échelons de son parti. C’est une espèce d’opportuniste mais ce n’est pas vraiment un calculateur. Cela lui tombe un peu dessus et il profite un peu, ce n’est pas un grand Machiavel".

Pandore - Bande-annonce

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Une série complexe sur des sujets très actuels

À l’image de l’ambivalence de ses personnages, Pandore est une série pleine de subtilités, aux mécanismes complexes, à mi-chemin entre le thriller politique et série dramatique.

Tout part de l’enquête d’une juge. Claire Delval, doit prospecter sur un parti politique gangrené par la corruption, auquel est affilié son père. "Dans son enquête, elle tombe sur son père : il y a une agression sexuelle qui est faite sur une jeune fille qui est une militante féministe. Cet homme politique va profiter de cette agression pour manipuler (les autres)" résume Yoann Blanc.

Pandore pose ainsi un regard sur des sujets terriblement d’actualité, qui troublent la société : les violences faites aux femmes, la radicalisation du discours politique,… rien n’est omis ou occulté.

"C’est un regard vivifiant, tonique car il y a des femmes et des hommes en colère. Ce sont des thématiques actuelles mais que je trouve vivantes et stimulantes" estime de son côté l’acteur.

Colère, coups bas, mensonges, manipulations,… Pandore traite en substance la thématique du pouvoir sous toutes ses formes.

RTBF / PROXIMUS / ARTEMIS PRODUCTIONS

Une scène d’introduction glaçante

Preuve que Pandore brise les tabous sur les sujets d’actualités, la série démarre avec une scène traumatisante, celle d’un viol collectif.

Une impression de malaise se dégage automatiquement à la vue de cette scène, filmée magistralement en immersion et avec toute la tension qui amène ce terrible événement. Les trois créatrices de la série, Anne Coesens, Vania Leturcq et Savina Dellicour ont longtemps travaillé sur la manière de traiter cette thématique glaçante.

"Je crois que c’est quelque chose qui les a fort questionnées, le fait de montrer un viol à l’écran : qu’est-ce que cela veut dire, pour qui, comment,… Elles ont décidé de le faire parce qu’elles n’ont pas voulu éluder la question, et que cela ne devienne qu’un sujet de fiction, qu’une excuse pouvoir faire avancer des personnages. Elles voulaient vraiment parler de ce sujet. Elles se sont donc attelées à le montrer et je crois qu’elles le montrent d’un angle proche de la victime. Ce n’est pas vu de loin mais avec elle" analyse Yoann Blanc, dont le personnage assiste de loin à la scène. Le comédien rassure d’ailleurs sur la manière dont s’est déroulé le tournage de cette scène : "Cela a été fait avec beaucoup de douceur, de précaution, de discussions en amont". Il ajoute : "Cela a aussi été très difficile pour les jeunes garçons qui devaient tourner cela. Ce sont des adolescents, c’était très complexe pour eux".

Du lundi au vendredi, retrouvez l’invité du jour dans Le 8/9 à suivre sur VivaCité et en télé sur La Une. Pour connaître le programme de la semaine, c’est par ici.

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La série "Pandore" est disponible en intégralité sur Auvio

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