Yvon Englert: «Nous allons vacciner plus de gens par jour, proportionnellement, que les Allemands !»

Yvon Englert : optimiste !

© Eric Lalmand Belga

04 janv. 2021 à 08:32Temps de lecture2 min
Par A.M.

Résolument optimiste, le délégué général "Covid-19" pour la partie francophone du pays ! Interrogé ce lundi matin par Thomas Gadisseux dans Matin Première, Yvon Englert se réjouit de l’adhésion croissante de la population à la vaccination anti-Covid. Selon le dernier sondage de Sciensano, "il y a une croissance de plus 10%, donc ils étaient à 49% et ils dépassent maintenant 60% d’adhésion (de gens) disant je suis prêt à me faire vacciner tout de suite, dans la population générale et l’organisation est prête, je pense, à faire face dans les semaines qui viennent.

Pourquoi je n’ai pas ma dose ?

"C’est vrai qu’on est un peu interpellé depuis quelques jours… 'ça ne va pas assez vite, et pourquoi je n’ai pas déjà ma dose'… On sent bien que la perception de l’intérêt du vaccin, aussi je pense le fait que la large vaccination à l’étranger rassure sur le fait que les données de l’essai clinique se confirment sur des millions de vaccinés en termes de sécurité, il n’y a pas d’accident à part les douleurs et un peu de syndromes grippaux, les effets secondaires sont ceux qui étaient attendus, tout ça rassure et on commence à percevoir que c’est vraiment par là qu’on pourra sortir de l’épidémie ".

Et Yvon Englert ajoute encore que "proportionnellement à la population, en Belgique on vaccinera plus de personnes qu’en Allemagne (actuellement 20.000 personnes par jour)". Rappelons qu’à ce stade, chaque pays européen vaccine en fonction de ce dont il dispose…

Mercredi, le Moderna ?

Mercredi, l’Agence européenne du médicament donnera son avis au sujet du vaccin Moderna. S’il reçoit l’autorisation, pour fin janvier, la Belgique devrait recevoir des doses de ce vaccin, un peu semblable, mais avec des normes de congélation un peu moins sévères que le vaccin Pfizer-BioNtech.

A ce stade, un peu moins de 90.000 doses de vaccin par semaine sont disponibles. Ces vaccins sont regroupés par 5 doses par fiole. Le compte ne tombant pas forcément juste au niveau des maisons de repos concernent les résidents à vacciner, le personnel interne ou externe pourra du coup bénéficier des doses en surplus, sur base volontaire.

La pression de convaincre !

Car Yvon Englert rappelle que le choix qui a été posé est de rendre ce vaccin non obligatoire : "c’est très important de rester sur la décision qui a été prise et qui nous donne cette pression, comme responsables, de convaincre !"

Et convaincu de la nécessité de se faire vacciner, Yvon Englert l’est absolument : "je pense que nous avons un peu oublié combien la vaccination est une arme de santé publique majeure ! Plus personne ne réfléchit à la variole, à la polio, au tétanos, enfin je pourrais faire une liste de 15 ou 20 maladies redoutables. La rougeole, je rappelle qu’elle tue des enfants tous les jours. Chez nous, grâce à la vaccination elle n’existe plus"

Avancée majeure, car en un an, avoir un vaccin contre une nouvelle maladie, c’est "magnifique et il faut voir l’espoir que ça représente". Et il rappelle que pour le virus du sida, il a fallu des années avant de pouvoir déterminer le virus et son mode de fonctionnement, et on n’a toujours pas trouvé de vaccin. Ici, en quelques semaines après l’apparition des premiers cas en Chine, on a pu établir la carte d’identité du virus.

Avec la disponibilité des différents vaccins, note encore le Professeur Englert, il faut rester raisonnable, ce ne sera pas avant la fin de l’année, octobre au plus tôt, qu’on pourra atteindre le fameux seuil des 70% de la population vaccinée dans notre pays.

 

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